‹ La revanche de ProudhonChapitre 11 sur 140 · Même ouvrage, p · texte numérisé non relu

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veaux contre la théorie de runificalion italienne en développant ses argumcnls ea faveur de la synthèse fédéralisle. Les Belges trop susceptibles, craignant pour l'indépendance de leur pays depuis qu'un Napoléon régnait sur les Fratiçais, crurent à une propagande tendancieuse et prirent Proudhon pour un agent annexioniste au service de Tempereur. Devant Témcute qui vint gronder autour de sa maison, l'éternel persécuté dut quitter Bruxelles et rentrer en France dont la loi d'amnistie de 1869 lui laissait le libre accès. Fixé de nouveau à Paris, il voulut donner à la Fédération une base théorique, plus d'autorité à l'idée fondamentale de la réciprocité d'échange, de l'équation sociale transposée dans le domaine politique et publia: Du Principe fédéra- TiF (i863), où, après avoir constaté que la monarchie et la démocratie ne peuvent exister dans leur manifestation absolue, que la pratique n'a abouti qu'à des transactions entre ces deux termes extrêmes tombées les unes après les autres, il trouve l'équilibre parfait dans la Fédération qui permet aux Etats ^ indépendants, pour si petits qu'ils soient, de se défendre contre les grands empires, en assurant par une confédération la mutuelle garantie de l'intégralité de leur territoire ou la protection de leurs libertés, tandis qu'au point de vue économique par l'union douanière les intérêts du commerce et de Tindustrie restent sauvegardés (i). A ce moment, Proudhon semble épuisé par un travail intensif et continu. Mais une santé chancelante n'est pas pour lui une entrave, Tinterminable série de ses ouvrages s'al-

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