‹ La revanche de ProudhonChapitre 122 sur 140 · Le Capital, chap. XYI, p. aao ft jphap. XXVI» p. 3i · texte numérisé non relu

Le Capital, chap. XYI, p. aao ft jphap. XXVI» p. 3i

et catégories antagonistes entreelles, la constitution des gouvernements, la création d^Etats, la chute des empires^ Toppression des peuples, la haine des races et, pour tout résumer en trois mots, la lutte des classes qui, à elle seule, constitue toute l'Histoire (i).

Si, « grâce à de rudes labeurs,les hommes sont parvenus à s^élever au-dessus de leur premier état animal », si ce leur travail est déjà dans une certaine mesure socialisé ^ et qu'alors « se produisent des conditions où le surtravail de Tun peut devenir une source de vie pour l'autre i» ce qui « n'a jamais lieu sans l'aide de la force qui soumet l'un à l'autre (a) » — n'oublions pas que la plus-çalue est une concomitance de la division et de l'antagonisme des classes et qu'elle doit être à son tour expliquée — c'est que l'Evolution, d'après le mode de production de l'époque avait rendu cette division et l'emploi de la force nécessaires. Et s'il y a eu, dans la suite des siècles, des modifications dans les relations sociales, c'est qu'elles furent, encore à point nommé, amenées par la nécessité.

Maîtres et esclaves, patriciens et plébéiens, patrons et clients firent place au seigneur et au serf, au noble et au roturier, à l'artisan et au compagnon qui à leur tour disparurent devant les bourgeois et les prolétaires ; il fallait qu'il en fût ainsi.

Toutes ces catégories se sont combattues entre elles* Il fallait qu'il en fût ainsi.

Les prolétaires et les bourgeois luttent actuellement entre eux. 11 faut qu'il en soit ainsi.

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