TROISIEME PARTIE
Antithèse
(a* terme de la Contradiction)
Critique du Mutuellisme.
Chapitre I. — Arrêt de la Valeur, — S'établira-t-elle par voie d'autorité ou par simple convention des intéressés ? Contradictions de Proudhon. — Pratiquement, les choses ne peuvent que rester en l'état. — La réduction des prix ne peut se légitimer par la baisse continue de la valeur qui au contraire alterne entre des baisses insensibles et des hausses brusques. â3i
Chapitre II. — Suppression du numéraire, — La circulation fiduciaire loin de supplanter le métal raffermit au contraire dans son rôle d'agent de transaction. L'or et l'argent supprimés, la valeur serait comme les produits sujette à de plus grandes variations dans son prix. — Impossibilité a échange international, d'emprunt, de convention internationale a47
Chapitre III. — Banque Mutueliiste, — I. Elle ne peut pratiquement pas s'établir sans capital. — A ses bUlets gagés sur les produits, la garantie de solidaire responsabilité des adhérents ne suiQt pas. — Il ne faudrait rien moins pour rendre ce papier acceptable
2ue d'en faire décréter par l'Etat le cours forcé. — Contradiction de la théorie et de la pratique (p. 260). — II. Conséquences (p. 272). — Suppression des Intermédiaires (p. 273). — On ne doit pas les supprimer parce que la pratique les a maintenus comme nécessaires ; ils soutiennent les cours. — Leur suppression n'entraînerait pas d'économie considérable, de recrudescence dans la consommation et la production: du reste la Banque Mutueliiste est encore un intermédiaire. Il en est de même des essais pratiques existants inspirés des théories proudlioniennes tels que
la Bancpe Coopérative, la Chambre Consultative, la Mutualité, le Comptoir de Vente qui tous font appel au capital d' autrui, c'est-à-dire aux intermédiaires. — Suppression de l'Intérêt (p. 3o6). — 11 est légitime pour les mêmes raisons qui l'avaient fait déclarer illé- ^time par le Mutueliisme, parce que : a) le capital c'est du travail et rien que du travail ; b) l'homme produit sa subsistance et rien que sa subsistance ; c) dans la nature il y a identité du produit net et du produit brut. — Gratuité du Crédit (p. 333). — Le crédit n est pas l'échange, car l'échange évite les occasions du crédit qui est toujours prêt, avance et suppose toujours une certaine durée. — Le crédit gratuit n'est pas possible, puisque les capitaux ne se forment pas sans travail et que tout travail mérite rémunération. — Le travail gratuit ne peut se concevoir. — La Banque ne pourra prêter gratis ce qu'elle emprunte à titre onéreux. — Toutefois, dans l'état actuel des choses, la gratuité et l'identification du travailleur et du capitaliste se révèlent à l'état de tendances relatives non de réalisations absolues a6o