‹ La revanche de ProudhonChapitre 51 sur 140 · V^oir supra, p. 22/1 à · texte numérisé non relu

V^oir supra, p. 22/1 à

2. Fait encore partie du domaine de la théorie l'indication des moyens que Ton croit applicables. Reste au relatif pratique de démontrer qu'ils ne sont pas des spéculations de Fabsolu théorique tout à fait injustifiées dans la réalité.

litre de Syndicat général de la production et de la conso/nma//on pour provoquer, susciter, encourager, patronner et soutenir, dit Tarticle 5o, « toute entreprise agricole, industrielle, scientifique et autre, tout essai d association ouvrière qui lui paraîtront présenter des garanties suffisantes d'habileté et de succès » (i). C'est la question de vitalité des coopératives mise à jour — nous disons : coopératives et non pas tout autre type d'association, parce que le coopératisme, nous allons le prouver, n'est pas autre chose qu'une branche de Mutuellisme, puisqu'il obéit aux mêmes conditions et ne peut vivre que par son secours.

Et d'abord qu'est-ce que la coopération ? Quelles sont ses conditions d'existence ?

Coopérer, du latin co (ensemble) operare (faire un ouvrage) signifie travailler en commun, et la coopérative est une société exclusivement composée d'ouvriers réunis en vue d'un travail spécial déterminé par l'acte de constitution. Comme elle ne peut se former qu'en réunissant un capital, ce dont justement manquent ses membres éventuels : les travailleurs, réduits sans lui à un piétinement sans lin, c'est ce capital que le Syndicat de production et de consommation tend à leur donner sans frais, pour former d'après l'article 5o, « cette association ouvrière » de gens qui, pour tout apport, n'avaient que leurs bras à offrir et à qui la matière première, nécessaire à l'exercice de leur main-d'œuvre, faisait défaut .

D'où l'on voit que l'idéal à réaliser pour le Coo-

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