Mélanges (3 vol.) p. 48, article du 28 déc
Lagarde i3
il « ne produit rien que par le travail i^ (i) toute forme pouvant être librement créée par l'individu, les produits seront désormais à la merci des travailleurs, c'est-à-dire que le capital ne commanditera plus le travail^ mais sera commandité par lui, nouvel article du Mutuellisme. Les coopératistes « produisant incessamment de nouveaux capitaux auront bieutôt reconquis par leur organisation et leur concurrence le capital aliéné » (2). Le travail arrivera, non seulement à balancer en importance le capital, mais encore à le mettre logiquement et en toute justice dans une situation inférieure, puisqu'il n'est que produit, la chose créée devant s'humilier en face de l'individu créateur.
Si bien que les capitaux baissant de plus en plus, ceux qui ne vivaient que de leurs revenus — les intermédiaires — sous peine de tomber . dans la misère, dans la honte, dans l'esclavage, seront forcés de demander au travail la conservation du bien-être, une plus haute élévation morale, l'affirmation de leur personnalité par la Liberté.
c) Ne travaillant plus à leurs dépens pour autrui mais pour eux-mêmes, les ouvriers associés resteront, troisième condition de la coopérative mutuelliste, propriétaires de leurs produits. Le prix de la vente reviendra intégralement aux coopérateurs, aux seuls producteurs : question de justice. C*est le résultat final réclamé par Proudhon qui pose : que le salaire doit être égal au produit (3) et que le travail-
1. Plaidoyer devant la Cour (1 assises. Œuvres complètes^ t. II, p. 98.