I. Mélanges (3e vol.) ire Réponse à Bastiat, p. 193 et
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ment de travail, soil sous celle de matière première, la moitié me soit prêtée par vous ; supposons en même temps que de tout le capital que vous mettez en œuvre, la moitié vous soit prêtée par moi, il est clair que les intérêts que nous devrons nous payer mutuellement se compenseront ; et di, de part et d'autre, les capitaux avancés sont égaux, les intérêts se balançant, le solde ou la redevance sera nul ». L'égal échange est réalisé : A = A (i).
Il est théoriquement impossible de soutenir que ce raisonnement soit faux. De sa justesse on en a un trop précieux témoignagepour le passer sous silence, c'est celui de Bastiat lui-même : « Vous aspirez^ ditil au mutuelliste, à réaliser la prestation mutuelle des capitaux, afin que l'intérêt, partie intégrante du prix de toutes choses, se compense pour tous et par conséquent s'annule — quïl se compense, ce n'est pas idéalement impossible... » (s). Restait la seule question d'application pratique contestée par cet économiste et que Proudhon prétend être possible par l'effet de l'établissement de la banque mutuelliste qui va détruire dans l'échange, par le transport gratuit des valeurs, la rémunération surplus prélevée par le banquier.
En effet, que l'on vienne à poser contre le mutuel-