Solution du Problème social, p
ne le reçoit pas »^ ^umenant aiasi runîtéralité des transactions, ce qui est à la fois injuste et illogique (i).
Injuste, comme entaché de léonisme* Le droit répugne à admettre les contrats léonins (2) qui unilatéraux (style proudhonien) parce que fondés sur la force, la nécessité, doivent être entachés de nullité, sinon regardéscomme inexistants, comme créant une aberration, une inharmonie parmi tant d'autres contraires à la création de Tordre dans Thumanité.
Illogique, puisqu'il n'y a qu un seul créancier, un seul débiteur ! au lieu de retrouver ces deux qualités fondues dans chacune des parties. « Celui des deux contractants qui donne sans recevoir est le travailleur; celui qui reçoit sans donner est le capitaliste. Donner et ne pas recevoir ; recevoir et ne pas donner : quoi de plus déraisonnable et de plus injuste ? » (3).
11 faut, à toute force, pour réaliser Tharmonie, que, dans l'échange, le crédit soit bilatéral « de telle sorte qu'au lieu de capital prêté moyennant redevance, les travailleurs (4) se garantissent mutuellement leur produit respectif, sous la seule condition d'égalité dans l'échange » (5).
— Soit ! pourra répondre l'économiste contradic-
i. Solution du Problème social, p. 112 (Organisation du Crédit, chap. III).