Mélanges, 6» Réponse à Bastiai, p
2, Mélanges, li^ Réponse à Bastiat, p. 256 à 271.
Lagarde i5
fournit la preuve que la confiance publique, à elle seule peut suppléer à Tabsence de capital, pourvu que le portefeuille comme dans la Banque Muluelliste où des règlements prudents seront élaborés, contienne des effets sûrement gagés et garantis, de bonnes valeurs remboursables.
Reste, pour achever cette controverse, à en donner un dernier éclaircissement sur un point en connexité étroite avec elle et d'importance capitale pour le système, puisqu'on peut dire qu'il en est le but flnal, nous voulons parler de V identité du producteur et du capitaliste.
Est-ce que le travailleur qui jusqu'ici n'a jamais eu de capital pour exercer sa main-d'œuvre pourra désormais en trouver gratuitement si « la durée du crédit doit être zéro ». Il semble que non, puisqu'il lui faut, pour échanger son produit futur contre la matière première à lui livrée, du temps pour la façonner. La durée du crédit n'égalant pas zéro, le droit à l'intérêt restera-t-il nécessairement ouvert au livreur ? Nous pensons que non. En effet A donne une matière première à B, pour que ce dernier, en raison de sa capacité professionnelle, la lui transforme suivant son désir. A ne demande pas une production instantanée, il ne peut exiger un miracle de son semblable, il tient seulement à ce que, sans perdre de tempSj B se mette immédiatement à l'ouvrage. A la présentation de la substance, la mise en forme immédiate indépendante du temps de travail, réduit la'ilurée du crédit à zéro (i).
I . La durée du crédit deviendrait appréciable si B laissait s'écouler un certain temps entre la remise de la substance et la mise en forme. Noqs croyons que, même dans ce cas, en pra-
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L'ouvrier pourra donc emprunter, sans aident, par la seule garantie de sa production et il produira *d'autant plus qu'il pourra échanger et ne sera plus contraint de se vendre au jour le jour. Conune « échanger c'est capitaliser » dans le régime où les produits sont capitaux et ne s'échangent que contre des produits, le numéraire réduit à rien, le travail réalisant la seule richesse et la faculté de travail étant assurée à toutes les énergies, les deux classes jusqu'ici antagonistes fusionneront ; le nouvel âge mutuelliste, en même temps que la fin de nos luttes intestines, posera comme assise fondamentale de la nouvelle organisation : Videntité du travailleur et du capitaliste.
C'est pour réaliser une approximation de cet idéal que Proudhon dans un écrit ultérieur (i) a pu dire à propos du projet d'Exposition perpétuelle :
« La société nouvelle réalise un vœu resté jusqu'ici à l'état de spéculation pure, mais qui n'a jamais pu se réaliser dans la pratique : elle met le crédit à la portée de tout le monde^ même des simples ouvriers qui, chaque jour, pourront apporter le fruit de leur
tique on la tiendrait égale à zéro. Comme en société muluelliste plus la circulation est active, plus la consommation et la production augmentent, le producteur accablé de demandes ne pourra « faire des miracles », c'est-à-dire des productions simultanées. Il devra, dans V ordre des commandes, procédera tamise en forme immédiate de son produit dès que le produit précédent aura été achevé et sans qu*il y ait inégalité de prix. Une preuve tirée de l'ordre de choses actuel renforce cette thèse. Est-ce que deux clients d'un même artisan pour un même produit paient des prix difierents suivant qu'ils sont plus tard ou plus tôt servis ?