I. Voir supra, p
a. Solution du Problème Social, p. 193.
Le Mutuellîsme faisant la guerre au métal, la Banque opère sans capital^ c'est-à-dire sans stock métallique stagnant et improductif.
Il est en effet désastreux — l'idée mutuelliste est juste — qu'un capital perde sa faculté de reproduction pour devenir le fonds de garantie des diverses entreprises financières. C'est autant d'enlevé à la richesse productive d'un pays, mais, constate la critique, c'est un mal nécessaire, inévitable, puisqu'il adosse la confiance, âme du commerce, à des réalités, mal que le Mutuellismc ne parviendra pas, malgré l'énoncé de ses principes théoriques, à éliminer de la pratique. C'est la preuve à en faire qui va nous occuper.
On l'a déjà vu, la garantie métallique est remplacée ad libitum par deux autres :
lo La garantie en produits ;
20 Une sorte de généralisation de la lettre de change rendant tous les adhérents de la société solidairement responsables du non-paiement des effets.
Le premier moyen : mettre en réserve, au lieu de numéraire des produits, est emprunté au Projet d'Exposition perpétuelle. Proudhondit ; « Puisque la commandite se compose de producteurs et que le but de la société est avant tout l'écoulement des produits ou la vente des produits, il n'y a nul inconvénient, il y a tout avantage à recevoir les souscriptions, non plus seulement en espèce, mais en nature ; c'est-à-dire pour une forte partie, soit les neuf dixièmes en produits » (i).