I. Mélanges Qr y oY,). 6^ Lettre de Bastiat, p. 3ii
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duits futurs et, pour éviter la banqueroute, exigerait un capital de garantie métallique, ce qui n^est plus de Mutuellisme.
A quel sacrifice ne devra-t-on pas se résoudre pour résister à tous ces germes de mort ? A celui-ci : supprimer à tout prix la condition d'avances à découvert, « La banque s'enquerra avec soin du degré de confiance que méritent les demandeurs : propriété, moralité, activité, intelligence, prudence, tout sera scruté et pesé avec soin. Mais prenez garde — dit Bastiat — si elle ne prête qu'en toute sécurité.... celui qui est pauvre diable aujourd'hui, ne sera-t-il pas pauvre diable sous ce nouveau régime » (i). Rien ne sera changé, le crédit s'appliquera tout comme auparavant aux seuls gens solvables disposant de capitaux, d'où nouvelle contradiction :
Le Mutuellisme aspirant à faire de tous des capitalistes, la banque par nécessité vitale maintient l'antique division de capitalistes et de salariés. « On ne prête qu'aux riches » reste toujours la formule à l'ordre du jour. La Banque du Peuple sera une entreprise capitaliste ou elle ne sera pas. Et comme, par esprit de transition, elle a déjà un capitrJ métallique de garantie destine, prétend la théorie» à disparaître le jour où tous les producteurs de la nation adhéreront à ses statuts, elle est condanmée à la pénible alternative ou de mourir si elle ne veut pas renoncer à son idéal théorique, ou de rester perpétuellement identique à ses débuts, c'est-à-dire capita-