‹ La revanche de ProudhonChapitre 84 sur 140 · Loi du I" avril 1898, art. i · texte numérisé non relu

Loi du I" avril 1898, art. i

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approuvées et autorisées : par les mêmes moyens auxquels il faut ajouter les subventions de l'Etat (articles 21 et 33 de la loi de 1898).

Les membres honoraires, véritables bienfaiteurs dont les libéralités échelonnées à échéance fixe, tout comme les cotisations des membres participants avec lesquels il ne faut pas les confondre, puisqu'ils n'ont pas part aux bénéfices sociaux, constituent à eux seuls la perche de secours, pour ainsi dire, des mutuelles libres, renforcée pour les sociétés approuvées et reconnues d'utilité publique par les subventions de l'Etat. L'expérience l'a prouvé et le rapport de 1899 adressé par le ministre de l'Intérieur au Président de la République, en dresse la statistique, et le dit explicitement : « Dans l'ensemble de ces sociétés et partant dans la plupart d'entre elles, les versements des membres participants ne suffisent pas à couvrir entièrement les dépenses afférentes à la seule assurance contre la maladie. Sans le concours financier qu'elles reçoivent de leurs membres honoraires, elles ne pourraient que très difiicilement mettre en équilibre ce premier budget et elles devraient renoncer à constituer des retraites à leurs membres » (i). Dès lors, puisque c'est par des dons, des legs, des subventions, par des manifestations philan tropiques, disons le mot: par la charité^ élément inorganique sur lequel on ne peut étayer aucun système, que les assurances mutuelles arrivent à vivre, c'est que les coopératistes mutualistes ne peuvent arriver à créer le capital toujours nécessaire, par leur propre effort. Il faut qu'ils soient secourus. Mais alors cette Mutualité-

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