I. Voyez F. Lépine. La Mutualité^ p. 12 à
Lagarde ao
là, ce n'est pas du Mutueixisme, théorie haute , éminemment morale, qui refusant fièrement tout ce qui est acquis sans travail, exalte Tindividu, Toblige à tout vaincre et à se faire une richesse de tous les obstacles brisés, la bienfaisance offensante, la mendicité dégradante étant repoussées comme une entrave à la Liberté. Les subventions de TEtat prélevées sur l'impôt c'est-à-dire sur tous les citoyens au bénéfice dune catégorie de mutualistes sont encore contraires à la Justice, fondement du système mutuelliste.
Puisque les cotisations des seuls participants sont insuffisantes, qu'abandonnées à elles-mêmes les mutuelles croulent, obligées pour se soutenir de faire appel au crédit d'autrui, si elles ne veulent se vendre, c'est à Y intermédiaire dont la pratique pour la mutualité comme pour la Banque et les coopératives a constamment démontré le maintien non la suppression, qu'elles feront appel.
G. — Comptoir de vente.
On sait que le comptoir de vente proudhonien, décrit tout au long dans le projet d'exposition perpétuelle comme un nouveau moyen de réalisation' pratique, avait pour but de garantir les associés contre la hausse et la baisse « en haussant le prix de X produit plus demandé qu'offert » et en baissant « d'une quantité égale à X le prix des autres produits en baisse » (i), tous les producteurs sociétaires étant ensuite payés à la fin d'un exercice d'après la