‹ La revanche de ProudhonChapitre 91 sur 140 · Mélanges (3© vol.), 2^ Lettre de Bastiat, p · texte numérisé non relu

Mélanges (3© vol.), 2^ Lettre de Bastiat, p

plutôt si rintégrale rémunération d^un capital devait être prélevée sur la première récolte, le prélèvement sellait si formidable qu'il arrêterait toute production, tout progrès que moi, inventeur, j'établis par mon outil représentatif de travail passé et — nouveau facteur apparu dans le dernier exemple — par mon habileté, mon coup d'œil, mon esprit de réflexion qui, me faisant découvrir un moyen de faire coopérer gratuitement la nature — en l'occurrence par la pente de la rigole — à mes eflbrts personnels, assure un plus grand rendement. Si donc, je ne puis attendre de la prochaîne récolte :

Le salaire du travail brut ;

L'indemnité de l'usure des outils ;

La compensation du temps consacré à faire des outils ;

La juste rémunération de mon habileté, de ma prévoyance, de ma privation (i) — c'est Ténumération de Bastiat — je ne bougerai pas un doigt pour la formation de mon capital. Le monde pourra en pâtir mais je ne veux point, moi, pâtir et travailler pour autrui. Me sentant peu d'attrait pour le sacrifice ou le suicide, je préfère rester primitif au milieu d'autres primitifs. Mais si l'on reconnaît d'ime part :

i« Que tout travail doit être intégralement payé ;

20 Qu'une première récolte ne peut suflire à la rémunération intégrale ;

il faudra forcément que le paiement de ce capital se répartisse en toute justice sur plusieurs récoltes et sur plusieurs générations puisque ces récoltes ne sont devenues telles que par le capital dont Tamélio-

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