‹ La revanche de ProudhonChapitre 93 sur 140 · Mélanges (3® vol), i*' Lettre de Bastiat, p. i · texte numérisé non relu

Mélanges (3® vol), i*' Lettre de Bastiat, p. i

L'emprunteyar, c'est l'intérêt. Il est légitime puisqu'il paie un service rendu, le prêt du travail d'autrui*

A quel chiffre s'établira l'intérêt ? Au chiffre fixé par la libre discussion des contractants qui feront eux-mêmes Péi^aluat ion. Dès lors tout pourra s'échanger, non seulement des produits contre des produits, mais des objets, formes matérielles, contre des usages, formes immatérielles (i) (On ne peut utilement échanger des choses identiques et l'échange n'a lieu que pour son utilité), — parce que tout est service, parce que tout devient valeur. |

Or la valeur ainsi surgie dans le contrat économique « se compose de deux éléments : la rémunération du travail et la rémunération du capital (2) », qui n'est que travail passé mis en réserve, accumulé.

Conclusion : il reste que tout est travail, et que tout travail est légitimement rémunéré.

C'est pour cela que, reprenant la première raison fournie par le Mutuellîsme pour établir que l'intérêt est illégitime, l'économie orthodoxe, appuyée sur les faits delà pratique actuelle, adoptant la même vérité de l'identité du capital et du travail, en tire une conclusion tout à fait opposée : la légitimité de Tintérêt;

2o Une seconde raison d'illégitimité fournie par la théorie mutuelliste était : que Vhomme ne pouvait produire par son travail que sa propre subsistance. Il ne pouvait donc sans s'exposer au suicide, prélever si petite partie qu'il soit de son labeur en faveur d'un tiers. CéiSLii poser a contrario la, nécessité du

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