I. Mélanges (3* vol.) q« Lettre de Bastiat,.p aïo et an
relie el morale. Il peut arriver même que la nourri* tare de Vesprit soit prise sous une espèce corporelle : c'est ainsi par exemple que la propreté, la commodité, rélégance des vêtements, des habitations, du mobilier, des aliments, réjouit Pâme et récrée l'esprit autant qu'elle fortifie le corpà... » (i).
Pour que les capacités se reproduisent sans perte, pour que le pain quotidien leur soit assuré, pour que la nourriture morale et spirituelle ne leur fasse point défaut, pour que l'âme se réjouisse et Tesprit se récrée, le loisir est nécessaire parce que l'homme a une autre fin que celle de pourvoir exclusivement à son existence matérielle, premier pas de l'évolution où l'être n'est pas encore complet (2). Celte perfection se réalise lentement mais sûrement pour tous les individus. Les uns y arrivent plus tôt que d'autres, mais tous y sont appelés. C'est par un effet de leur liberté que les hommes peuvent tourner à leur avantage cette inégalité de conditions, preuve économique de notre libre arbitre, inégalité qui partant n'est pas injuste, puisqu'il ne dépend que de notre volonté de réaliser ce loisir acquis par le travail et non pas aux dépens d'autrui. La rémunération du capital qui l'alimente, autrement dit l'intérêt, reste donc toujours légitime, quoique ou plutôt parce que l'homme produit sa subsistance et rien que sa subsistance, seconde raison par laquelle le Mutuellisme avait prétendu prouver son illégitimité.
3** Reste à discuter la dernière des trois conditions