‹ La reveillon comedie en trois actesChapitre 89 sur 100 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

GAILLARDIN, BIDARD.*

LÉOPOLD

Entrez, l’avocat, je vas vous chercher monsieur Gailiardin.

11 sort.

BIDARD, apercevant Gailiardin.

Qu’est-ce qu’il dit cet imbécile?., il va vous chercher et vous êtes là.

V GAILLARDIN.

Ça vous étonne. Moi ça ne m’étonne pas. Qu’est-ce que vous venez faire ici?

* Bidard, Gaillard!*.

BIÜAKO.

Comment, ce que je viens faire !. . je viens m’entendre avec vous...

GAILLARDIN.

Avec moi..

BIDARD

Puisque vous m’avez fait demander...

GAILLARDIN.

Je vous ai fait... je comprends, je comprends tout. Monsieur Gaillardin vous a fait demander ; ce garçon qui vous a amené est allé chercher monsieur Gaillardin, et monsieur Gaillardin va venir !

BIDARD, h parL

Seigneur ! il est devenu fou ! !

GAILLARDIN.

Il va venir I Ecoutez -moi, Bidard, vous êtes un ver de terre, vous n’êtes et n'avez jamais été qu’un pauvre diable d’avocat sans causes, vous avez si peu de talent que vous n’avez pu arriver à rien, même en politique ! C’est moi qui vous ai soutenu, j’ai tout mis à votre disposition : ma table, ma bourse, mon influence ; c’est moi qui vous ai recommandé à Moulinot ! Eh bien, Bidard, maître Bidard, vous pouvez maintenant d’un seul coup vous acquitter envers moi. Donnez-moi votre robe.

BIDARD

Ma robe !...

GAILLARDIN, arec violence.

Donnez-la moi... ou je vous étrangle ! je m’y suis pris d’abord avec ménagement, mais....

BIDARD, & part, 6tant vivement sa robe.

Eh ! là... j’ai peur des fous, moi.

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