SCÈNE X
GAILLARDIN, BIDARD.*
LÉOPOLD
Entrez, l’avocat, je vas vous chercher monsieur Gailiardin.
11 sort.
BIDARD, apercevant Gailiardin.
Qu’est-ce qu’il dit cet imbécile?., il va vous chercher et vous êtes là.
V GAILLARDIN.
Ça vous étonne. Moi ça ne m’étonne pas. Qu’est-ce que vous venez faire ici?
* Bidard, Gaillard!*.
BIÜAKO.
Comment, ce que je viens faire !. . je viens m’entendre avec vous...
GAILLARDIN.
Avec moi..
BIDARD
Puisque vous m’avez fait demander...
GAILLARDIN.
Je vous ai fait... je comprends, je comprends tout. Monsieur Gaillardin vous a fait demander ; ce garçon qui vous a amené est allé chercher monsieur Gaillardin, et monsieur Gaillardin va venir !
BIDARD, h parL
Seigneur ! il est devenu fou ! !
GAILLARDIN.
Il va venir I Ecoutez -moi, Bidard, vous êtes un ver de terre, vous n’êtes et n'avez jamais été qu’un pauvre diable d’avocat sans causes, vous avez si peu de talent que vous n’avez pu arriver à rien, même en politique ! C’est moi qui vous ai soutenu, j’ai tout mis à votre disposition : ma table, ma bourse, mon influence ; c’est moi qui vous ai recommandé à Moulinot ! Eh bien, Bidard, maître Bidard, vous pouvez maintenant d’un seul coup vous acquitter envers moi. Donnez-moi votre robe.
BIDARD
Ma robe !...
GAILLARDIN, arec violence.
Donnez-la moi... ou je vous étrangle ! je m’y suis pris d’abord avec ménagement, mais....
BIDARD, & part, 6tant vivement sa robe.
Eh ! là... j’ai peur des fous, moi.