ACTE TROISIÈME ALFRED
Non, à elle...
GAILLA RDIN.
Vous lui avez donné des leçons?.
ALFRED
D'harmonie... pendant six mois. Vous devriez prendre des notes, sans cela vous oublierez... Il faudra parler de ma jeunesse... Vous nous montrerez tous les deux, moi et Fanny.
GAILLARDIW.
Fanny !
ALFRED
C’est son nom!..
GAILLÀRDIN, à part.
Du calme... du calme.
ALFRED
Vous nous montrerez tous les deux, jeunes, beaux, penchés l’un vers l’autre... mais prenez donc des notes.
GAILLARDIN.
C’est inutile, je me rappellerai.
ALFRED
Puis, après avoir charmé votre auditoire avec ce tableau gracieux, vous passerez au mari, vous l’appellerez canaille... mais pas un mot sur Fanny... Elle me revaudra ça plus tard. . .
GAILLARDIN, *e levant.
Brigand!..
ALFRED, se levant.
Vous dites?..
GAILLARDIN, se calmant.
Brigand, je dis., heureux brigund! (doux et inatnnimt.) Et depuis son mariage, vous l’avez revue souvent sans doute?
LE RÉVEILLON
Non, je l’ai revue hier pour la première fois.
-, ' GAILLARDIN.
Occupons-nous d’abord de ce qui s’est passé hier... Voua êtes allé chez elle, à quelle heure?
ALFRED
A neuf heures.
GAILLARDIN.'
Vous l’avez trouvée seule? ;
ALFRED
Absolument seule.
GAILLARDIN/
Et, alors?.
ALFRED
Je lui ai reproché de m’avoir trahi..
GAILLARDIN.
De vous avoir... enfin ! Et après?
ALFRED
Après, elle m’a donné ses raisons..
GAILLARDIN.
Ah! elle vous a donné... Et après?..
ALFRED
Après... j’étais sur le point de lui pardonner, quand on m’a arrêté.
Voilà tout?.
Voilà tout.
Allons donc!..
ALFRED
GAILLARDIN.