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lopathiques avec hypertension passagère présente, une hypertension permanente. Chez lui ne se produisent plus seulement les grandes crises convulsives mais aussi de la torpeur, de l’affaiblissement intellectuel à l’occasion d’une élévation accidentelle de son hypertension. Il a de plus de l’albuminerie et une hémiplégie.
De même le malade de Magniel qui après avoir eu deux crises encéphalopathiques avec hypertension passagère, voit survenir à l’occasion d’un paroxysme hypertensif une crise encéphalopathique puis de la rétinite albuminurique de la somnolence, torpeur, hémiparésie gauche et une hémorragie intestinale.
Se rapportant à l'observation de Ménétrier dont nous avons parlé plus haut, Vaquez fait remarquer que chez l’encéphalopathique dont on a fait l'examen, il y avait hypertrophie du cœur avec des reins absolument sains, macroscopiquement et microscopiquement. Il rappelle que les classiques disent qu’il ne peut y avoir hypertrophie cardiaque sans lésion rénale(Traube). Pour expliquer cette discordance, Vaquez montre qu'entre ces deux phénomènes il y a l'hypertension, qui peut provoquer seule l’hypertrophie cardiaque. « La » mort élant rare à celte époque (de la néphrite), on a » rarement l’occasion de constater anatomiquement -» l’enchaînement des deux phénomènes hypertension et » hypertrophie du cœur. Le plus souvent la mort ne se » produit qu'à la phase brigthique et un 3° chainon » vient s’interposer : la sclérose rénale, et c'est à elle » qu’on attribue l’hypertrophie cardiaque alors qu’elles
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» relèvent l’une et l’autre d’une cause pathogéniqué » initiale et commune : l'hypertension. »
De tout ceci il résulte que Vaquez considère l’hypertension du début de l’intoxication comme préexistante aux lésions rénales et c’est à cette époque que l’on observe l’encéphalopathie pure. Puis elle causera la néphrite saturnine, « néphrite scléreuse atrophique par » hypertension vasculaire et non néphrite d’excrétion » (Ménétrier) néphrite hypertensive et azotémique.
En somme l'hypertension est le premier stade de la
néphrite saturnine.
Les causes de l’hypertension
Ici nous ne sommes plus que dans le domaine de l'hypothèse et nous nous bornerons à rapporter les deux
plus plausibles.
L'HYPERTENSION ET LA CONCEPTION ACTUELLE DU BRIGTHISME. — Le rôle de l'hypertension dans le saturnisme tel que Vaquez le conçoit a l'avantage en eftet de se rattacher à la conception actuelle du brigthisme.
De nombreux travaux (Pasteur Vallery-Radot, J. Sérane), ont montré que l'hypertension peut être primitive, indépendante pendant de longues années de toute atteinte rénale décelable.
Aubertin et Parvu, Lian, Chabanier montrent « qu'il y a indépendance entre l'élément cardiovasculaire et l'insuffisance sécrétoire des reins ».
Lemierre étudiant les manifestations cérébrales du
PE
brigthisme montre également que l'hypertension agit pour son propre compte sur l’encéphale, chez des sujets dont le rein ne paraît pas touché.
Allant plus loin, certains auteurs (Chabanier, Giroux) considérant des modifications dans la composition des substances du pläsma sanguin, émettent l’hypothèse que le brigthisme n’est pas «une maladie à support rénal, une néphrite, mais une maladie générale dont la néphrite ne représenterait qu'une détermination au même titre que le syndrome cardio-vasculaire ou les altérations rétiniennes. » A l’origine de ces modifications du plasma, ils supposent un trouble mal connu, l’hypercholestérinémie ou une intoxication. Cette conceplion se rapproche de celle de Lian qui disait récemment : ([l y a vraisemblablement à l’origine de lhypertension une sorte de trouble de la nutrition, de dyscrasie, dont la nature est complètemeut ignorée à l'heure actuelle » et dont la cause peut être connue (syphilis, saturnisme).
Ainsi serait expliqué le rôle de l’intoxication par le plomb dans la genèse de l'hypertension; ce n’est malheureusement qu'une hypothèse. |
LE ROLE DE LA SURRENALE. — Depuis longtemps - on était tenté d’attribuer à la glande surrénale un rôle dans la production de l'hypertension.
Josué en 1908, décrivant un syndrome anatomali- 3 nique qu'il appelle syndrome surréno-vasculaire, étudie les modifications qu'apporte au système vasculaire l’hyperplasie surrénale. Il étudie les causes de celle-ci, et
parmi elles, place le saturnisme. Il s'appuie sur les recherches expérimentales de L. Bernard et Bigart qui injectant de l’acétate de plombau cobaye ont constaté une suractivité fonctionnelle, une « hyperépinéphrie » mais remarquons tout de suite qu'ils n’ont pu constater l'hyperplasie que sur la zone corticale. Or c’est la médullaire qui produit l’adrénaline. Gouget ‘a constaté ces mêmes lésions sur le lapin avec de l’athérome artériel. Il n'ya malheureusement pas de constatations chez l’homme.
Ces lésions seraient pour Josué analogues à celles qu'Aubertin et Aubard ont trouvé au cours des néphrites avec hypertensions : hyperplasie adénomateuse mais ne portant également que sur la couche corticale. C'est à l’hyperplasie surrénale que Josué attribue cependant l'hypertension et son cortège de signes cérébraux, amaurose, hémianopsie, aphasie, convulsions, c’est-à-, dire les accidents hypertensifs paroxystiques de Pal et de Vaquez. Il lui attribue aussi la production d’artériosclérose génératrice de lésions rénales. Reliant entre eux &es différents facteurs, Josué établit ce schéma séduisant :
hypertrophie cardiaque Intoxication par le plomb DS
Altérations 222 rénales
Fpérplasie surrénale —> hypertension artérielle
N artériosclérose
Tout en reconnaissant la parenté qui existe entre les conceptions de Vaquez et de Josué il faut bien reconnaître que l’hyperplasie surrénale n’est pas établie à
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l’origine de l'hypertension par des constatations ni anatomiques, ni physiologiques.
N'insistons pas sur ces choses qui n’appartiennent qu'indireetement à notre sujet et concluons que l’origine de l'hypertension dans le saturnisme est encore à trouver,