B) DE L'AUGMENTATION DES IMPÔTS
On se plaint d'abord de l'augmentation des impôts que provoqua la guerre de 1870. Mais oublie-t-on que, pour la plupart, ce furent des impôts indirects qui furent alors établis, ce qui faisait dire à M. Leroy-Beaulieu dans son fraité des Finances (6° édition, €. 1, p. 333) qu’ « une assemblée, qui se vantait de restaurer l’ordre moral et de préserver les grands principes sociaux, avait donné un des plus manifestes exemples d’égoïsme de classes que l'histoire nous présente. »
Ainsi, pour aider les classes moyennes et pauvres à supporter avec une résignation plus grande le poids particulièrement lourd pour elles des impôts indirects &cluels, on propose un moyen bien ingénieux : une aggravalion protectionniste, c’est-à-dire une augmentation du taux ou du nombre de ces impôts.
«Sans doute, réplique-t-on, mais les droits de douane ont le gros avantage de ne point frapper nos nationaux : ils sont payés par l'étranger ». C’est ainsi que M. Dansette, parlant des ressources considérables nécessaires pour la réalisation des réformes ouvrières, disait à ses collègues de la Chambre : « Il est bien plus intelligent de les enfler par des recettes douanières, c’està-dire par la perception de l'argent de l'étranger, que par des