LA VIGNE
De 27 millions d’hectolitres pour la période 1884-1891, la moyenne annuelle de la production indigène est de 37 millions pour .la période 1892-1899 et de 55.819.421 hectolitres pour 1899-1908. fs
La superlicie plantée en vignes, loin d’avoir augmenté est en décroissance :
La moyenne pour la période décennale 1886-1895 était de 1.806.676 hectares ; pour 1899-1908, de 1.655.626 hectares.
La production algérienne, qui était de 2.196.162 hectolitres pour la période 1884-1891, passe à 4.066.455 hectolitres pour 1892-1899 et à 6.475.235 hectolitres pour la période 1900-1907.
La récolte en France, pour l’année 1909, a atteint le chiffre de 54.445.860 hectolitres.
La récolte algérienne était en 1908 de 7.803.734 hectolitres pour 141.284 hectares, et en 1909 de 8.228.719 pour 125.386 hectares.
D’après les renseignements publiés par le ministère de l’Agriculture, la récolte pour l’année 1910, qui fut désastreuse pour la production, ne dépasserail pas le chiffre de 40.000.000 d’hectolitres.
ko L'ÉLEVAGE
Race bovine. — Dans la période décennale qui s'est écoulée de 1896 à 1906, le nombre de têtes des bovidés a augmenté dans des proportions considérables.
La moyenne, qui n’était que de 13.461.750 animaux pour la période 1886-1895, arrive au chiffre de 14.410.000 animaux. Pour la période 1899-1908, le chiffre atteint est de 14.258.202 unités.
Race porcine. — Depuis vingt ans, le troupeau des animaux de race porcine a augmenté de ! million de têtes, ce qui équivaut à près de 17 pour 100 du nombre primitif.
On comptait en 1886, 5.774.924 bêtes; en 1887, 5.978.916 ; en 1888, 5.846.578.
Ce chiffre total annuel n’a cessé de progresser; il y avait 7.558.779 animaux en 1905: 7.049.012 en 1906; 6.995.124 en 1907; 7.202.430 en 1908.
Cet accroissement est dù en grande partie aux progrès de l'industrie laitière qui utilise pour l'élevage des porcelets le lait écrémé résultant de la fabrication du beurre.
Race ovine. — On constate pour la race ovine une décroissance marquée dans ces vingt dernières années; le mouton a disparu pour être remplacé par le gros bétail dans plusieurs régions pauvres, telles que les landes etles terres en friche qu'on est parvenu à améliorer.
La moyenne pour la période 1887-1896 était de 20.878.649
têtes; elle n’est plus que de 18.560.015 pour la période 1899-
Race caprine. — L'élevage des animaux de race caprine est circonscrit aux régions montagneuses. Leur nombre reste sensiblement le même (de 1.400.000 à 1.500.000) depuis vingt ans.
Race chevaline. — Quelques chiffres vont nous montrer la progression qu'a suivie, dans ces dernières années, l'élevage des chevaux.
De 1886 à 1896, la moyenne annuelle de ces animaux est de 2.854.000 têtes, tandis que dans la période de 1896 à 1906 on en trouve 3.012.000.
En 1907, on comptait 3.094.698 têtes; en 1908, 3.215.000.
Race mulassière. — Cette race diminue assez sensiblement. On comptait 242.763 mulets en 1886, 237.376 en 1887, 230.338 en 1888, 195.297 en 1906, 191.715 en 1907, 194.010 en 1908.
Race asine. — La production de la race asine a peu varié depuis vingt ans. La moyenne décennale 1899-1908 est de 360.367 têles.
Animaux de basse-cour. — Des progrès ont été réalisés dans l'élevage de ces animaux qui constitue une production essenlielle dans les régions telles que la Bresse, le pays de Houdan, la Sologne et la Sarthe. Le nombre des poules et des poulets n'a cessé de s’accroitre dans de notables proportions. Celui des autres volatiles de basse-cour reste à peu près stationnaire.
On note une progression sensible des lapins, par suite de l'élevage du lapin angora.
Dans les branches mêmes de notre agriculture qui avaient été le plus éprouvées il y a vingt ans, une augmentation importante de la production est manifeste. Malgré cela, les prix, saut pour le vin, n’ont pas baissé ;: depuis 1900, leur relèvement est sensible et continu.
Le prix moyen annuel du blé pour la France entière était de 16 fr. 31 l'hectolitre pour la période décennale 1892-1901 ; il était de 17 fr. 35 pour la période 1902-1908.