‹ La Révision Douanière Du 30 Mars 1910Chapitre 7 sur 60 · III. — Des PRINCIPALES MESURES DE PROTECTION VOTÉES · texte numérisé non relu

III. — Des PRINCIPALES MESURES DE PROTECTION VOTÉES

Nous avons vu que le régime de 1892, voté à la suite d’une crise inquiétante sévissant dans le monde rural, constituait essenticllement une réforme de protectionnisme agricole.

Ce caractère très net résulte de bien des faits, notamment de l'inscription au seul tarif général des larineux alimentaires (froment, avoine, orge, seigle, maïs, riz, légumes secs) el du bétail (animaux vivants, sans exceplion, viandes abattues, sauf la viande salée de bœuf, conserves de viande et gibier mort).

Cette mesure était dictée par le souci de conserver au pays toute sa liberté pour la tarification de ces articles; mais elle devait avoir pour nous, par la suite, de sérieux inconvénients.

M. Méline, lui-même, avait compris que nous allions indisposer les nombreux pays exportateurs de ces marchandises et que nous serions mal venus à leur demander par la suite un traitement de faveur. Il proposait que le bétail au moins fût inscrit aux deux tarifs, montrant que les craintes protectionnistes élaient chimériques, puisqu'on ne ferait plus désormais de lraités à larils.

La Commission et le Parlement ne le suivirent pas dans cette voie.

Si nous nous plaçons maintenant au point de vue du degré de la protection accordée, nous pouvons conslater qu'en ce qui concerne d'abord les farineuxr alimentaires, la législation de 1892 n’apporta que bien peu de changements.

Pour le groupe le plus important de ces farineux : les céréa-

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