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les, le mouvement protectionniste avait déjà abouti en 1885 et 1887 pour le blé, en 1890 pour le riz.
On ne peut signaler dans les nouveaux tarifs qu’une innovation un peu intéressante : l'élévation de la taxe sur le pain. Celle-ci n'avait point été modifiée par les lois de 1885 et 1887, qui avaient augmenté les droits sur le blé dans de fortes proportions. Une importation considérable de pain en France fut la conséquence de ce fait : en cinq années, à la frontière belge, 300 boulangers français furent ruinés et durent éteindre leurs fours.
En ce qui concerne le béfail, nous avons vu que des mesures sérieuses de protection avaient été prises avant la loi de 1892. Celle-ci apporta quelques modifications qui sont à signaler.
Pour le bétail vivant, on remplace le droit par tête par un droit d’après le poids et on opère une augmentation assez considérable des tarifs.
Pour les viandes fraiches aballues, on établit des droits qui désormais seront sensiblement équivalents à ceux qui frappent le bétail vivant.
Les taxes sur les viandes salées sont élevées dans de très fortes proportions.
Le remaniement de la législation des vins constitue l'un des poins capitaux de la réforme de 4892. C'est qu’en effet la crise vinicole qui sévissail gravement dans notre pays avait été l’une des causes essentielles du revirement protectionniste. L'une des branches les plus importantes de la production française menaçait de périr.
Les droits furent considérablement augmentés et perçus suivant une assiette nouvelle : la taxation au degré. D'autre part, à partir du 11° degré inclusivement, ces droits étaient augmentés pour chaque degré du paiement du droit de consommation sur l'alcool.
Nous arrivons maintenant à l’une des questions les plus disculées et sur laquelle l'accord fut très long à se faire : la question des produits agricoles servant de matière première à l’industrie. Les produits rentrant dans celle catégorie sont d’abord :