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la laine, le lin, la soie, le chanvre servant aux industries de filature et de tissage; les peaux brutes servant à la ganterie et aux industries du cuir; enfin les graines oléagineuses servant de malière première aux industries de l’huilerie et de la savonnerie. Les défenseurs de l’agriculture demandaient la taxation ; ceux qui soulenaient les intérêts des industries menacées d’un renchérissement des matières premières la combattaient vivement.
Parmi ces industries, trois, celles de la laine, de la soie et des peaux, étaient des industries d’exportalion. Le chiffre de leurs affaires s'élevait alors à un milliard de francs.
Si l’on laxait à l'entrée les matières premières servant à ces industries, il faudrait rembourser à l’exportateur les droits perçus lorsqu'il expédierait à l'étranger ces mêmes marchandises transformées dans ses usines.
Mais l'usage des lissus mélangés s'étant répandu de plus en plus, il devenait impossible, lors du remboursement, de retrouver dans une pièce le poids, la qualité et la proportion des divers textiles mélangés.
De même pour la maroquinerie, la fraude était des plus faciles.
Devant la diflicullé d'appliquer à ces diverses industries le régime des drawbacks el de l'admission temporaire, le Parlement recula et vota l'exemption.
On fit d’ailleurs remarquer que l’agricullure trouverait une compensalion, en ce qui concerne la laine ‘et les peaux, dans l'élévation des droits sur le bétail vivant et les viandes abattues.
Pour le lin et la soie, la culture n'ayant aucune compensation, on décida la création d'une prime directe à la production de ces matières premières.
Pour le chanvre et les graines oléagineuses, les difficultés d'entente furent plus grandes encore, notamment entre la Chambre des députés et le Sénat. Cependant l'accord se fit, le principe de l'exemption complète fut admis. Comme compensation, des primes à la production furent volées, mais seulement pour le chanvre.
Nb
En ce qui concerne l'industrie, les modifications apportées par la réforme de 1892 furent beaucoup moins importantes, car la nécessité de mesures nouvelles de prolection ne se faisait point sentir.
La loi du 44 janvier 1892 s'est bornée à maintenir la plupart des taxes existantes, notamment sur la houille, le fer, la fonte, l'acier. Elle a procédé à quelques élévations, principalement pour les industries de filalure et de tissage du coton et du lin. Enfin le législateur effectua certains remaniements de pure forme que nécessitaient des erreurs évidentes de taxation ou de classification.