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qu'il était possible (on peut même dire), facile pour un grand nombre d'officiers, artilleurs ou non, de se procurer les moyens de former une note donnant des renseignements intéressants sur le canon de 120 court et son frein hydropneumatique (1).
Est-ce à dire que les documents qu’on pouvait ainsi se procurer fussent assez complets, assez précis, pour permettre de construire un frein hydropneumatique pareil à celui de 120 court ?
Assurément non! et rien n'autorise à penser que le secret ait été livré, ce qui n’eût pu être que le fait d’un attaché à l’'Etat-Major agissant à l’aide de complicités dont aucun indice n'a été découvert.
Et le texte du Bordereau prouve lui-même qu'il ne s’agissait que d’une simple « note », donnant peut-être dans l'esprit de son auteur des renseignements « intéressants », mais ne pouvant permettre en aucune facon la construction de l'engin secret, qui EN FAIT n’a pas été reproduit à l'étranger, d’une note en un mot qui pourrait être faite par un officier quelconque, et non pas seulement par un artilleur attaché à l’Etat- Major comme Dreyfus.
Quant à l'expression du Bordereau: « La manière dont la pièce s'est CONDUITE », la commission fait observer que d’habitude dans l’artillerie, on dit: « s’est comportée ». Aucun des généraux n'a le souvenir d’avoir entendu dire « conduite ». Pour mieux éclairer la question, ils ont fait du reste vérifier trente rapports pris au hasard dans les archives des Commissions de Calais et de Bourges chargées des essais du matériel depuis longtemps. On y a trouvé quinze fois l'expression « se comporte, s'est comportée », pas une fois « s’est conduite ».
On peut dire, en concluent-ils, que l’expression « s’est conduite » serait dans la bouche et surtout sous la plume d’un artilleur une expression tout à fait anormale (2).
Et quelle force ce petit fait ne prend-il pas, quand on se souvient que Dreyfus, artilleur des plus instruits, à la langue et à la plume d’une extrême correction, n’a jamais vu tirer le 120 court, tandis qu'Esterhazy, officier d'infanterie à la plume incorrecte, était à Châlons en 1894, lors des exercices des batteries du 120!
Je pense que, sur ce premier point, il ne saurait plus y
un À +
avoir le moindre doute dans l’esprit de personne. L'hypothèse de l’accusation, les suppositions du général Mercier et de sa phalange ne reposent sur rien; elles sont contraires non seulement à la vraisemblance, mais aux faits mêmes qui ont pu être constatés .
2% S'agit-il de la « note relative aux formations de l’artillerie ».
On ne s’entendait pas sur le sens de ce mot « Formations », et, pour prendre l'expression du général Roget, « tout le « monde a d'abord pataugé » (À).
L'auteur du Bordereau entendait-il par ce mot: « La dis- « position des troupes pour marcher, manœuvrer ow com- « battre? » ou bien voulait-il désigner « la création d'unités nouvelles, de batteries nouvelles en temps de paix ? » ou mieux encore, avait-il employé ce mot dans le sens spécial qui, nous le dit le général Roget lui-même, n’est guère employé qu’à l'Etat-Major de l’armée et au 3° bureau, et qui désigne « la « répartition des unités d'une arme dans les divisions et les « corps d'armée au moment de la mobilisation ? (2). »
Vous comprenez bien que, du moment où le général Mercier veut prouver que le Bordereau est l'œuvre de Dreyfus, c'est ce dernier sens qu'il adopte.
Et c’est en effet ce qu’il a fait, en s’appuyant sur ce que cette seule question intéressait l’étranger, et sur cette circonstance qu'une circulaire secrète aurait été envoyée à ce sujet, 1: 4 juillet 1894, au colonel Mercier-Milon dans les mains de qui Dreyfus avait dû la voir.
Le général Deloye, tout en faisant observer que « pour « savoir d’une façon certaine et précise les formations dont il « s'agissait dans la note du Bordereau, il faudrait voir la « pièce », ne trouvait cependant aucune impossibilité à l’hypothèse du général Mercier.
Mais, répondaient le colonel Hartmann, le général Sébert, pourquoi voulez-vous qu'il en soit ainsi ? Parce que vous partez d'un point de départ que vous supposez prouvé, alors qu’il ne l’est aucunement. Pourquoi ne pas préférer à cette acception du mot Formations que vous reconnaissez vous-mêmes inusité, si ce n’est au 3° bureau de l’Etat-Major, le sens
courant normal, que tout le monde peut employer et qui s'adapte tout aussi bien à l'expression du Bordereau? Pourquoi, si ce n’est que vous êtes de parti pris et que vousprenez vos suppositions, dont rien n'établit la vérité, pour des certitudes démontrées par votre seule affirmation? si ce n’est parce qu'en un mot, sur ce point comme sur tous les autres, vous procédez toujours par pétition de principe, et résolvez la question par la question même?
Qu'est-ce qui prouve en outre que Dreyfus ait connu votre circulaire du 4 juillet 1894?
Il le nie, et il est établi qu’il a raison, car cette circulaire envoyée au colonel Mercier-Milon a été émargée par tous les officiers qui en ont eu communication; elle ne porte pas l'émargement de Dreyfus; c'est done qu'il ne l’a pas vue (1).
La circulaire du 4 juillet 1894 peut-elle du reste servir de {trait d'union entre la dépêche et le Bordereau, sous prétexte que le mot de « Formations » y serait appliqué dans le sens de fermation de campagne de l'artillerie ?
Si vous voulez bien vous reporler au texte de cette dépêche, vous dit le commandant Hartmann, vous conslaterez que le mot Formation n'y a nullement la signification de Formations de campagne de l'artillerie, ni celle de Répartition des unilés de l'arme. dans les divisions et les corps d'armée. Bien mieux! le mot « Formations » n'y est même pas appliqué à lPartillerie (?).
Tels étaient les arguments en présence. Qu'en rense Ia commission des généraux ?
Pour soutenir, dit-elle, que le mot: Formations se rapporte aux unités techniques formées à la mobilisation, le général Mercier s'appuie sur le dossier du Ministère de la guerre relatif à la question de la mobilisation. Or il est tout d'abord à remarquer qu'aucune des pièces du dossier indiqué n'a pour titre: « Formation de l'artillerie ». Le litre est tantôt Mobilisation des régiments d'artillerie, Llanlôt Organisation de l'artillerie dans le plan de 1895. Un trailre qui aurait pu livrer cette organisation n'aurait certainement pas manqué de Findiquer bien clairement et de le faire sonner bien haut. Personne n'ignore quelle extrême importance on attache à jusle tre à tout ce qui se rapporte au plan de mobilisation. Est-il vraisemblable que le traitre ait employé l'expression tout à fait modeste de « formations », sans souffler mot ni de la mobilisation ni du plan de 1895, lorsque les titres des documents eux-mêmes étaient formés
de ces mots infiniment plus imposants ? De plus, en dévoilant une partie si importante de la mobilisation générale, il aurait fourni un renseigne-
(1) Mornard, p. 129.
(2) Rennes III, 207.
ment d'une importance telle qu'il n'eût pas un instant senti le besoin de corser son envoi, de battre les buissons pour réunir un assemblage disparate de documents quelconques, comme l’a fait l’auteur du Bordereau. s'efforçant visiblement de remplacer la qualité par la quantité.
Cette acception du mot Formations doit donc être rejetée.
Reste la seconde interprétation qui se rapporte à la disposition des divers éléments d’une troupe les uns par rapport aux autres dans les manœuvres: « Formation en bataille, en coloune ».
Rappelez-vous, Messieurs, que les régiments de la 3° brigade d'artillerie étaient chargés d'essayer à Chalons en juillet-août 1894 un projet de revision du règlement sur les manœuvres de batteries attelées.
Examinez alors ce document dans sa partie relative aux manœuvres de guerre, et soit pour la batterie, soit pour le groupe de batteries de guerre, soit pour les manœuvres de ces groupes, soit pour les sections de munition et de pares, partout vous allez retrouver ces expressions: formation de la batteric de guerre, formation de rassemblement, formation de marche, formation préparatoire du combat, formation de combat, formation sur le champ de bataille (1).
Supposez maintenant au camp de Châlons un offcier, artilleur ou non, en quête de documents à livrer, de nouveautés. Le règlement des manœuvres d'artillerie est une nouveauté ! Il est journellement mis en œuvre sous ses yeux. Le texte est sous ses yeux, sous sa main, court, facile à copier !
Faisant son envoi, ne va-t-il pas naturellement employer ce mot: Formation d'artillerie vingt fois répété comme titre des paragraphes.
On reconnaitra, ajoute la commission, que celte hypothèse prend un singulier caractère de probabilité, si l'on veut bien rzmarquer que les trois nouveautés essayées au camp de Châlons en 1894 étaient le manuel de tir, le canon de 120 court (et le canon de 120 long a été Uré aussi à Châlons avec son frein hydraulique), le projet de règlement sur les batteries attelées, nouveautés qui se trouvaient ainsi faire justement l'objet des trois notes du bordereau se rapportant à l'artillerie (2).
Je crois encore que sur ce point la lumière est pleinement faite. Remarquez du reste que, pas plus ici qu'ailleurs, l’aceusation n’a fait la preuve que Dreyfus ait été en état de fournir
Re
les renseignements auxquels le général Mercier rattache le Bordereau.
Le général Mercier a bien essayé de le faire en produisant à Rennes une lettre du général Lefort du 20 juillet 1899, rapportant qu'en juillet ou août 1894, il avait eu sur la plateforme du tramway de l’Alma à la gare de Lyon une conversation avec Dreyfus au sujet des changements qui venaient d'être apportés à la mobilisation des régiments d'artillerie, sans que d’ailleurs le général soit entré dans les détails et ait donné des indications précises (c’est lui qui le dit) (1).
Le général Mercier en conclut qu'il est incontestable que Dreyfus a pu avoir et a eu connaissance des documents relatifs aux formations de l’artillerie. Comment se fait-il alors, ajoute-t-1l, que, dans un de ses interrogatoires de 1894, Dreyfus ait nié avoir jamais eu connaissance des modifications aux formations de l’artillerie ?
Une fois de plus, Messieurs, voilà le même système d’équivoque et de travestissements cher au général Mercier !
I] suffit pour en faire justice de lire l’interrogatoire même auquel il est fait allusion. Est-il vrai, comme le dit le général Mercier, que Dreyfus ait nié avoir jamais eu connaissance des modifications aux formations de l’artillerie ? Kcoutez !
Quand, lui demande M. du Paty le 20 octobre 1894, quand avez-vous eu connaissance des nouvelles formations de l'artillerie de campagne par suite de la suppression des pontonniers ?
R. — J'en ai eu connaissance par les racontars et les conversations (il ne nie donc pas !)
D. — Connaissez-vous la nouvelle mobilisation de l'artillerie de campagne ?
R. — Non, je connaissais à fond l'ancienne mobilisation de l'artillerie de campagne, ayant eu à m'occuper de cette question au premier bureau (?).
Ainsi « je connaissais à fond l’ancienne organisation: la nouvelle, je la connais seulement par les racontars et les conversations. » Voilà ce dont le général Mercier fait une dénégation systématique! Ce que Dreyfus a dit à M. du Paty, il l’a toujours répété; et 1l l’a dit dès le 20 octobre 1894, et non pour se mettre d'accord avec la lettre du général Lefort qui n’est venue que cinq ans plus tard, le 20 juillet 1899.
C’est cette réponse si simple, si nette, si conforme aux
(1) Rennes I, 124, 195.
(2) E. c. II, 400.
fait vérifiés que Le général Mercier travestit. Voilà la légende des dénégations systématiques, comme pendant à la légende des aveux. C’est toujours la même tactique, le même mot d'ordre, les mêmes armes ! J’ai la certitude qu’ils ne sauraient onduire qu'au même résultat négatif.
Mais poursuivons l'examen uu rapport de la commission des généraux.
3° A près le frein hydraulique du 120, après les formations de l'artillerie, il s’occupe du « rojet de manuel de tir de l’artillerie de campagne ».
Nous aurions pu sur ce point nous en tenir à cette déclaration du général Mercier lui-même :
J'aborde, disait-il à Rennes le 12 août 1899, la discussion du manuel de tir. l’en dirai très peu de mots parce que la discussion ne peut donner que des résultats assez confus, en raison du très grand nombre des exemplaires qui ont été distribués à ce moment et que de plus, puisque
le manuel de tir n'a pas été livré par le fait même du texte du Bordereau, il ne constitue pas un fait de trahison proprement dit (1).
De l’aveu même du général Mercier, tout n’est donc sur ce point que confusion ! Et il n’y a pas eu de trahison, le manuel n'ayant pas été livré !
N'’en disons donc plus rien, serait-on tenté de dire!
Mais si le général Mercier lâche pied sur ce point, d’autres resaisissent l’argument et y insistent. C’est le général Roget, c’est le colonel Jeannel, c’est le général Deloye.
Voyons donc ce qu’on oppose à Dreyfus.
Il a toujours soutenu qu'il n’avait jamais eu en main le projet de manuel dont il s’agit. I] l’a toujours dit, et le général Roget déclare qu’il aurait pu « sans le moindre inconvénient » reconnaître qu'il l’avait eu à sa disposition. Pourquoi done l’eût-il nié inutilement si ce n'eût été vrai ? (2)
On lui oppose cependant le témoignage du lieutenant-colonel Jeannel qui prétend fui avoir communiqué pendant deux ou trois jours le manuel. Dans quelles conditions? à quelle époque ? il ne peut préciser. Mais il avait reçu de ce manuel deux exemplaires dans le courant de mai ou juin 1894. Il ne peut se rappeler quand Dreyfus est venu le lui demander, ni s’il était alors ou non de son bureau (3).
(1) Rennes I, 117.
(2) Cass. 42, 43.
(3) Rennes II, 77.
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C’est bien vague !
Dreyfus nie absolument le fait. Il n’en a gardé aucun souvenir et 1} à ajouté :
Je suis convaincu de la bonne foi du colonel Jeannel; mais il est pour moi certain que ses sonvenirs doivent le tromper. Il a rappelé qu'au mois de février ou mars 1894, alors que j'étais au deuxième bureau, et que je m'occupais d'une étude sur l'artillerie allemande, nous avons parlé de cette étude ; je lui ai même soumis mon travail ; car j'estimais que le colonel Jeannel avait une compétence plus grande que la mienne. Je lui ai demandé à ce moment-là le manuel de tir de l'artillerie allemande, et c’est peut-être là la cause de la confusion qui s'est faite dans son esprit (1).
Est-ce vrai ? Le colonel ne s’en souvient pas. Dreyfus insiste. On recherche dans les bureaux dw Ministère et l’on retrouve le travail fait par Dreyfus sur l'artillerie allemande. Il est au dossier (2).
Que reste-t-il de tout cela dans ces conditions, sinon la certitude de la confusion qui s’est faite dans l’esprit du colonel Jeannel, qui avait, il le reconnaît, prêté le manuel à plusieurs officiers, mais qui se trompe, quand il croit l’avoir prêté à Dreyfus à qui il n’a prêté que le manuel allemand !
Pourquoi en effet Dreyfus se serait-il adressé au colonel Jeannel pour se procurer le manuel de 1894 ?
C’est, dit l'accusation, qu'il était très difficile de se le procurer et le Bordereau en donne la raison.
Ce dernier document est très difficile à se procurer, el je ne puis l'avoir à ma disposition que très peu de jours. Le Ministre de la guerre en a envoyé un nombre fixe dans les corps, et ces corps en sont respon-
sables ; chaque officier détenteur doit remettre le sien après les manœuvres.
Et à l’envi les témoins à charge, le général Mercier, le général Deloye de soutenir que le projet de manuel de 1894 était confidentiel (3) ainsi que le portait l'original produit devant le Conseil de guerre (4).
Mais tout aussitôt le contraire était établi par de nombreuses dépositions.
C'était le colonel Picquart qui soutenait que le document n'avait rien de confidentiel (5).
(1) Rennes II, 82.
() Rennes II, 83.
(OhRennes TL ASE MT NGG 2227:
(4) Rennes III, 22.
(5) Rennes I, 391.
C’était le sous-lieutenant Bruyerre (dont la déclaration était depuis confirmée par une lettre du général Leclerc à Ia Direction d'artillerie, lettre du 19 avril 1899, que le général Deloye s’est bien gardé de communiquer au Conseil de guerre de Rennes, et que nous avons retrouvée dans ses archives) (1) qui racontait que le manuel était si peu confidentiel qu’au 29 d'artillerie, on l’avait tiré à la presse régimentaire et distribué aux sous-officiers, même à de simples soldats (2).
C’était le capitaine de Fonds Lamothe, ancien camarade de bureau de Dreyfus, qui apprenait qu'en 1894 il y avait à l'Etat- Major dans le bureau du capitaine de service deux exemplaires du manuel à la libre disposition des officiers, done de wreyfus (3).
C'était le commandant Hartmann qui affirmait que le projet avait été tiré à plus de 3.000 exemplaires non numérotés et que tous les officiers pouvaient se le procurer (4).
Que croire au milieu de toutes ces contradictions ?
La ecmmission des généraux va nous le dire, Messieurs:
Le projet de manuel de tir était-il confidentiel ? C’est ici qu’il faut distinguer soigneusement entre la théorie et la pratique, entre la lettre et l'esprit. Le bordereau d'envoi émané de la 3e direction portait bien la rubrique « Confidentiel »; mais il ne semble pas que le mot soit arrivé à lous les échelons de la hiérarchie. En tout cas le manuel lui-même ne porlait pas cetle indication et aucun exemplaire n’en était numéroté. IT n’est même pas exact, contrairement à ce que dit le Bordereau, qu'il dût être retiré après les manœuvres. On l’a retiré, paraît-il, sans au'on en saisisse bien la raison (à laquelle l'affaire Dreyfus ne peut pas être étrangère), lorsqu'on l'a remplacé par le manuel de 1895.
Quoi qu'il en soit, le projet de manuel de 1894, dont plus de deux mille exemplaires avaient été envoyés par la {roisième direction, ne pou vait être confidentiel. Il devait en effet servir aux écoles à feu, et par suite être l'objet d'instructions faites non seulement aux officiers de l’armée active, mais aussi à ceux de réserve qui, tous les ans, sont appelés en grand nombre à cette époque, et même aux sous-officiers que l'on doit exercer à remplir les fonctions de chefs de section. Du reste on avait un peu abusé dans les divers services de la Guerre du mot conjidentiel, tellèment qu’il avait fallu introduire ensuite les mots trés confidentiel, confidentiel numéroté, et enfin le mot secret.
L'usage de ces diverses expressions n'avait pas manqué de beaucoup affaiblir la valeur première du mot confidentiel. Aussi cette qualification appliquée à un document non numéroté aussi hanal que les nombreux manuels de tir, qui, à cette époque, se succédaient régulièrement d'année en année, ne pouvait-elle avoir qu'une importance assez médiocre. Cela