CERCLE
dire dans quelles conditions vous avez eu connaissance de la fameuse
circulaire du 17 mai faisant faire trois mois de stage aux stagiaires, et-
vers quelle date nous comptions aller aux manœuvres n'importe où, ou dans un E. M., comme les années précédentes. Vers quelle date avonsnous su ferme que nous nirions pas et nous a-t-on fait choisir l'endroit pour le stage?
Mes souvenirs à moi sont en résumé ceux-ci: Durant le 32 bureau, pas connu la circulaire officiellement, l'avons eue peut-être par des gens amis avec M. Monnet. Au moment de la venue au ? bureau, on savait qu'on ne ferail que trois mois, ou au moins on nous Ja dit comme chose acquise à l'histoire, mais sans explication. La question de l'allée aux manœuvres n'élait pas rejelée. N’avons-nous pas fait des demandes, des démarches ou quelque chose? Il me semble que nous avons entendu dire oui à Bouzon, qui nous conviait à Courtalain, de savoir que nous n'allions pas aux manœuvres, ni VOUS ni Moi.
Rassemblez, s’il vous plaïl, vos souvenirs et envoyez-moi le résultat. C’est pour le bien publie (G. R.).
Bien affectueusement à vous, et à bientôt peut-être.
M. Janin (1).
Le capitaine de Pouydraguin n’a pas voulu comprendre
la leçon :
Je lui ai répondu, dit-il, comme je l'avais déjà fait dans la déclaration par moi remise précédemment au colonel Henry pour le général Gonse, déclaration qui, me diles-vous, n’a pas été retrouvée, que dés le printemps nous savions d'une façon certaine que nous n'irions pas aux manœuvres celle année 1894, les manœuvres devant être pour nous remplacées par un stage. Ces renseignements qui m'étaient demandés par le capitaine Janin l’étaient pour le général Roget.
C'était le démenti catégorique de d'accusation !
Soyez tranquilles ! Ces renseignements ne verront pas le jour. Non seulement la lettre de Pouydraguin n’a pas été produite à Rennes ; non seulement le général Roget n’en a pas dit un mot; mais 1l n’a pas craint de reproduire sans réserves ses affirmations précédentes qu'il savait désormais fausses, mais qui accusaient Dreyfus.
Voilà comment l'accusation recherche et fausse la vérité !{
On ne s’en est pas tenu là.
2° Et un autre effort a été tenté pour nourrir l’équivoque. On ne pouvait plus nier la cireulaire du 18 mai 1894, nous l'avons vu ; mais le général Zurlinden, M. Cavaignac ont cherché à lui opposer une note du 27 ou 28 août qui seule, disaientils, avait fixé les stagiaires sur leur situation.
Deux réponses peuvent être faites, aussi topiques l’une que l’autre.
a) I n’y a jamais eu de circulaire du 27 ou 8 août 1894.
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Me DEMANGE. — J'ai à poser une question au sujet de la circulaire qui a prescrit que les stagiaires n'iraient pas aux manœuvres. M. Cuignet reconnail-il qu'il n'y a pas eu de décision ministérielle au mois d'août ?
CoMMANDANT CUIGNET. — Il n'y a pas eu de décision ministérielle au mois d'août à ce sujet (1).
b) Comment done parler d’une note, d’une circulaire du 27 août? C’est par confusion volontaire avec une note qui à été en effet envoyée à cette date aux stagiaires de 2° année, pour leur demander d'indiquer le régiment où ils désiraient faire leur stage de 3 mois.
Or d’une part elle ne les informait pas qu'ils n’assisteraient pas aux manœuvres, ce qu'ils savaient depuis le IS mai, et d'autre part il ne pouvait y avoir en effet le moindre doute pour eux à ce sujet ; car non seulement la circulaire du Î8 mai n'avait jamais été rétractée, mais bien plus! elle avait reçu son exécution dès le 1° juin par la désignation des régiments où les stagiaires du 1° et du 4 bureau allaient faire leur stage. Et voici la note qui l’atteste et vous donne les affectations faites. Vous en avez Le texte dans mon réquisitoire écrit, p. 175.
Vous le voyez done, l’échafaudage s'écroule de tous points. De toutes les allégations üu général Mercier, au général Roget, du général Zurlinden, il ne reste que la preuve de leurs inadmissibles confusions:
Criminelles, s1 elles sont volontaires ; ear elles travestissent frauduieusement la vérité, pour perdre l’accusé;
Inexcusables, si elles sont involontaires ; car la moindre vérification devait les dissiper, et cette vérification ils n'avaient pas le droit de négliger de la faire, quand 1} suffisait de prendre les pièces qui étaient sous leurs mains et qu'il suffisait de les lire, pour y voir la vérité qu'ils faussaient.
Coneluons.
Il est impossible, je ne dis pas.de retenir une charge contre Dreyfus de ce chef, je dis d'admettre qu'il ait pu écrire la phrase finale du bordereau: « Je vais partir aux manœuvres », quand il est établi qu'il n’est pas allé aux manœuvres, et qu’il savait dès le 18 mai, au plus tard dès le 1° juin, date où la décision du 18 mai a été exécutée, qu'il m'irait pas à ces ma- !
nmœuvres!
(1) Rennes I, 513.
Tout l'effort tenté par l’accusation de ce chef tourne directement contre elle; non seulement elle ne fait pas sa preuve; mais l'accusé fait jusqu'à la preuve négative qui ne lui incombe pas. Et voici que, par sureroît, non seulement il est établi que le régiment d’'Esterhazy est allé aux manœuvres de septembre à Vaujours, mais qu'Esterhazy est allé lui-même aux manœuvres du camp de Châlons en août 1894.
Voici qu'au même moment, dans la détresse noire, 11 écrit à M. de Rotschild pour lui demander un secours d'argent, et que dans deux lettres (avril 1886 et <9 juin 1894) nous lisons dans la première :
« Non seulement je pars pour le camp ; mais je pars en manœuvres ».
Dans la seconde du 29 juin 1894:
« Au moment de partir en manœuvres »,
C'est-à-dire que nous retrouvons sous sa plume, à toute époque, et tout spécialement à la veille même du jour où le Bordereau va être écrit, cette formule incorrecte, qui lui est familière; la phrase finale du Bordereau lui-même!
Quel trait de lumière ! quel éclair illuminant la nuit d'un trait brusque et rapide !
C'est que rien ne prévaut contre la vérité? Les passions peuvent l’obscureir, la mauvaise foi peut ia voter! Mais ce n'est que pour peu de temps, elle reparaît bientôt dans son énergique nudité et il lui suffit d’un regard pour dissiper et confondre tous les mensonges.
L’accusation a fait grand état aux débats précédents de ce qu’elle a appelé le Dossier SECRET ; et elle a exploité avec une habileté redoutable le mystère dont elle a su en entourer la communication aux juges seuls.
- Ces pièces étaient si graves, disait-on, que [a moindre indiscrétion pouvait faire courir au pays les périls les plus terribles. C’était peut-être la guerre déchaînée. Regardez, mais surtout taisez-vous ! disait-on au Conseil, et l’on se taisait en prenant des airs épeurés ! L'effet de cette tactique, qui affirmait la culpabilité en refusant d’en discuter les élé-
es
ments ainsi soustraits à l'appréciation de tous, a été prodigieux.
11 n’est pas un homme de bon sens, qui, comparant l’inanité des charges invoquées publiquement contre Dreyfus et la condamnation pourtant prononcée n'ait en effet été convaineu qu'il y avait autre chose que ce que l’on montrait, et que, dans ce dossier secret caché avec tant de soin à tous les yeux, se trouvaient les preuves vraies connues des seuls initiés. C’est ce sentiment qu'exprimait avec une vérité saisissante l’un des juges du procès Esterhazy, le colonel Bougon, qui, pas plus que le public ne connaissait le dossier secret, quand, dans une lettre qu’il adressait au Siècle le 18 novembre 1901, il écrivait :
Voire rédacteur ne sait pas comment s’est formée l’opinton des juges de Dreyfus ; il a le droit de faire des hypothèses à ce sujet, mais il ne fera jamais croire, surtout après le jugement de Rennes, que les Conseils de guerre ont condamné Dreylus à cause du Bordereau et de la prétendue similitude d'écritures (1).
Oui, tous, nous avons été pénétrés de cette même pensée. Et pour ce qui me concerne, j'avais, je l’avoue, quand J'ai conimencé l'examen de cette affaire, la conviction profonde que j'allais trouver dans ce dossier secret {a preuve inutilement attendue jusque-là. ; |
J’ai éprouvé la même stupeur que le colonel Picquart, quand il à procédé à ce même examen, que tous ceux qui ont eu à passer par la même épreuve.
« Le mystère est à la malignité ce que le manche est au couteau, disait autrefois l’avocat général Servan, 2{ en conserve la pointe. »
Déjouons, Messieurs, cette tactique, et trompons ce calcul. Etalons au grand jour ces prétendus secrets, mortels, diton, pour la défense. Il faut que personne ne puisse croire que la condamnation a pu se justifier par des causes ignorées. Montrons que rien dans ce dossier, non seulement ne se dresse contre Dreyfus, mais même ne mérite cet effroi simulé, dont on à joué avec une habileté perverse et dans un but désormais évident !
Nous avons déjà vu comment la première idée de la constitution du dossier secret était née.
Il nous arrivait très souvent, a dit le colonel Cordier, d'avoir des pièces que nous ne pouvions appliquer à personne... Il y avait telle
(1) Siècle, 18 novembre 1901.
chose. Qu'était-ce ? Nous n'en savions rien... Alors nous avions un certain nombre de pièces qui étaient pour ainsi dire en réserve el à mesure qu'un fait se présentait, on voyait s'il y avait lieu de l'appliquer à la personne qui était poursuivie à ce moment-là ; non pas dans le but de nuire à la personne en particulier, mais pour la recherche de la vérité. Or on a recherché lout ce qui pouvait intéresser l'affaire. — C'étaient des choses sans importance, tout le caput mortuum de la section ; nous ne pouvions altribuer des morceaux de pièces secrètes, el vous pensez bien qu'on n'arrive pas loujours à avoir des pièces entières ; on en garde de petites bribes, de petits morceaux, dont on comprend le sens à moilié, et on attend que d'autres pièces viennent vous fixer sur le sens. Eh bien! Sandherr a examiné à ce moment-là le monceau de pièces ; on en a écarté, on a élagué : Sandherr a refait trois ou quatre fois le paquel, el en définitive il ne devait plus y rester grand'chose. En tous cas 1l restait la pièce : « Ce canaille de D. » (D),
De toutes ces pièces ainsi triées, on avait fait le dossier
secret (2).
Nous avons dit les divergences qui ont éclaté sur sa composition. Le général Mercier et le colonel Picquart reconnaissent qu'il contenait:
1° Le télégramme: « Chose... aucun signe d'Etat-Major »;
2° Et sa réponse: « Doutes... preuves » :
9° La lettre Davignon ;
4° La lettre: « Ce canaille de D... » ;
9° Les deux rapports de Guénée du 28 mars et du 6 avril 1894 (3); le tout encarté dans le commentaire aggravé de M. Du Paty de Clam.
Le capitaine Freystatter y ajoute la traduction falsifiée du télégramme du ? novembre 1894:
Dreylus arrêté... Emissaire prévenu (4).
Le général Mercier le nie (5).
Le général Mercier a d'autre part affirmé à Rennes qu’il contenait la pièce 26 (organisation des Chemins de fer (6). Il est obligé de reconnaître qu'il a sur ce point induit le Conseil de guerre en erreur (7).
Ce dossier embryonnaire, renvoyé au Ministre par le colonel Maurel dès la fin des débats de 1894 à été, après le procès Zola en 1898, repris, complété, considérablement augmenté (8).
(1) Rennes II. 514.
(2) Rennes I, 515.
(5) Rennes II, 402; III, 532.
(6) Rennes I, 483.
(NBC e5E 280:
(SRE NC AS
ad
Il à fait ous de cinq rapports successifs, jusqu’au jour où, sur l’ordre du général Billot et par les soins de son gendre M. le substitut Wattinne, officier de réserve procédant avec le général Gonse et le colonel Henry, il a été remanié profor. dément.
Tous les cartons de la Section de statistique ont été ouverts, fouillés: tout ce qui, parmi les 13 ou 15.000 pièces qui sy trouvaient en vrac, sans inventaire n1 classement, pouvait de près ou de loin sembler fournir un indice, si mince füt- il, contre Dreyfus a été recueilli, classé, catalogué, et à la petite liasse primitive contenant au maximum une dizaine de pièces absolument sans valeur, s’ajouta une masse d’autres documents rognés, déchirés, recollés, qui ont fourni un dossier de 217 pièces réparties en 14 cotes. Avant de clore l’inventaire, on a encore ajouté un dossier annexe sur l’obus Robin, lPobus à la mélinite, l'artillerie lourde de la 9° armée. Le tout montant à, 209 pièces fut agrémenté d’un rapport rédigé par À M. Wattinne, signé par le général Gonse, approuvé et visé par le général de Boisdeffre (1).
C’est ce qu'on appelle le rapport Gonse-Waitinne du 1% juin 1898, document des plus intéressants !
Car, outre qu'il nous montre bien l’inanité du dossier et des arguments qu'on prétend en tirer, il nous en donne en même temps la composition exacte et nous permet de répondre pièces en main aux allégations plus que téméraires, vous le verrez, du commandant Cuignet.
Vous seriez surpris assurément que nous l’eussions trouvé au Ministère de la guerre. /l ny était plus! Il avait disparu!
Heureusement le Ministre a su de source certaine qu’un exemplaire (l'original peut-être) était entre les mains du général Billot. Il se l’est fait remettre, non sans quelques difficultés, le général Billot le disant « sa propriété personnelle » (comme le général Mercier pour le commentaire de 1894). Et vous l’avez aujourd’hui au dossier (2).
Ces 300 pièces ainsi colligées, classées et commentées n'avaient pas encore donné satisfaction, (1e le comprends sans peine !) à M. Cavaignac. qui avait chargé le capitaine Cuignet de refaire le travail et d’établir un nouveau rapport. C’est cet examen qui amena la découverte du faux Henry. Mais le
Je? 70, 875.
(l (É (2) E. c. I, 50, 448 ; Rennes IIT, 353.
rapport était à peine ébauché, quand M. Cavaignac se retira. Il n'a jamais été terminé (1).
Enfin, lors de la première revision, le dossier fut encore remanié. De nouvelles pièces y furent ajoutées. En son état définitif, il contient 374 documents, plus une annexe de 11 pièces. Tel il a été présenté à la Cour de Cassation en 1899, tel il a été porté à Rennes par le général Chamoin, tel il est encore aujourd'hui (2).
Ai-je besoin d’ajouter qu’il est rigoureusement en l'état où il se trouvait à ce moment, je ne dis pas seulement quant au nombre de pièces, je dis bien plus encore quant à leur état matériel. Vous voyez à quoi je fais allusion.
Il est un homme, j'ai nommé le commandant Cuignet, qui, grisé par un premier succès retentissant et par l'influence néfaste qu'il avait su acquérir auprès de plusieurs Ministres de la guerre, heureux de trouver en lui le Professeur en dossier secret, et un guide qu'on pouvait croire éclairé, pour se mouvoir dans le labyrinthe de ce dossier et de l'affaire Dreyfus, s’est peu à peu exalté, hypnotisé par la contemplation exclusive d’une idée fixe, et en est venu à une véritable manie soupçonneuse, aux accusations les plus folles contre tous ceux qui ne partagent pas son sentiment.
C’est ainsi que vous l’entendez aceuser de faux le Ministre des Affaires Etrangères, le Ministre des Postes, le sous-chef de cabinet du Ministre de la Guerre, le Ministre de la Guerre luimême, accuser de forfaiture et de trahison votre Chambre criminelle !
Quoi d'étonnant que, cédant aux suggestions d’une imagination maladive, si elle n’est profondément perverse, 1l ait, dans une lettre du 2 juillet 1904, lue à la Chambre des Députés, osé prétendre que le dossier secret a été falsifié pour rendre possible Ja revision que nous vous demandons d’ordonner |
Se plaignant que le Ministre se fût permis d'ouvrir le dossier secret sans l’avoir convoqué, lui, Cuignet!! il écrivait:
J'aurais sans doute réclamé communication de ce dossier secret, qui a été constitué par moi, dont j'ai vérifié, contrôlé et coté toules les pièces, et dans lequel le général André prétend avoir découvert des faux ignorés des juges de Rennes. Et alors j'aurais dénoncé devant Île
(1) Rennes III, 350.
(2) Rennes III, 351.
ny
général André les falsifications dont le dossier secret a été l'objet depuis qu'il est entre ses mains (1).
Il eût été facile et peut-être suffisant de lui répondre que le dossier est là, que les pièces en sont cotées, inventoriées, paraphées par bien d’autres que par lui, par le général Gonse notamment, qu’elles sont décrites dans des inventaires successifs, que leur seul aspect prouve qu’elles sont intactes et dément une accusation qui se présente sans l'ombre de preuve.
Le général André n’a pas voulu s’en tenir là !
Ce n’était pas lui, qui, depuis pris directement à partie par le commandant Cuignet, était alors en réalité visé; c'était le commandant Targe, qui était chargé de la garde du dossier depuis le jour où, devant M. le contrôleur général Crétin, le général André avait brisé les scellés.
À la demande de ce digne officier qui,
quelque indifférent qu'il pût être aux calomnies et aux insinuations, ne pouvait laisser passer sans protestation une telle allégation, sans que son silence pût nuire peut-être aux intérêts de Dreyfus (2).
le général André a, par arrêté du 10 juillet 1904, chargé le général Chamoin, qui vous a présenté le dossier et l’a porté à Rennes,
d'en examiner une à une toutes les pièces et de faire ressortir, par un procès-verbal, les différences existant entre ces pièces telles qu'elles se présentent aujourd'hui et ce qu'elles étaient en 1899, lorsqu'elles furent communiquées à la Cour de Cassation et au Conseil de guerre de Rennes (3).
Assisté des capitaines Hallouin et Moreau qui lui avaient été adjoints en 1899, le général Chamoin a procédé minutieusement à ce travail, et voiei Le procès-verbal qui a été dressé de l’opération le 11 juillet 1904.
Après l'examen successif des pièces du dossier, les officiers ci-dessus désignés ont constaté : 1° que les pièces sont au complet ; 2° qu’elles se présentent aujourd'hui dans l’élat où elles se trouvaient en 1899 lors de leur production devant le Conseil de guèrre de Rennes ; 3° les officiers soussignés liennent d'ailleurs à décliner toute espèce de responsabilité en ce qui concerne la constitution du dossier. En particulier le général Chamoin déclare qu'il a pris possession des pièces en 1899 dans l’état où elles se trouvaient, lorsque le commandant Cuignet a quitté le Ministère ; il les a communiquées par ordre devant les juridictions compétentes, sans y rien ajouter, sans y rien retrancher.
Signé: Général Chamoin, Hallouin, Moreau (4).
(1) J. O., 2° séance du 5 juillet 1904. J. O., du 6., p. 1856, col. 2 CRENCALRE260!