‹ La revision du procès de RennesChapitre 20 sur 117 · LOGOS · texte numérisé non relu

LOGOS

Dreyfus et qu'un ami à qui il avait communiqué ce dossier, avait partagé son sentiment. Il n’y avait rien de vrai dans ce rapport d’un agent du service contre son chef ; mais on faisait ainsi naître des doutes graves sur la discrétion qui était son premier devoir.

Enfin le 2 novembre 1896, le commandant Henry apporta au général Gonse, à l'insu du colonel Picquart, un billet adressé par l’agent B à l’agent A. Ce billet avait été, disait-1l, reçu par la voie ordinaire. Il élait ainsi conçu :

Mon cher ami,

J'ai lu qu'un député va interpeller sur Dreyfus. Si on me demande à... nouvelles explications, je dirai que jamais j'avais des relations avec ce Juif. C’est entendu! Si on vous demande, dites comme ça. Car il faut pas que on sache jamais personne ce qui est arrivé avec lui.

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