Témoignage Cernusky
testent donc sept faits, cotés sous les numéros 3, 5, 6, 10, UE ETS
À: Le fait nouveau N° 3 concerne spécialement la discussion technique du Bordereau. Il esi constitué par une agglomération de petits faits dont vous apprécierez la nouveauté et la portée.
1° Le capitaine Lerond avait déclaré à Rennes que pendant les manœuvres de masse d’arlillerie du camp de Châlons, en 189%, 1l avait reçu, du général directeur des manœuvres, l’ordre, qu'il avait exécuté, de ne laisser approcher aucun officier des deux batteries de 120 court dont on avait formé une réserve d’artüllerie, et qui ont tiré les 17, 21 et 22 août. Cet ordre avait pour objet d'assurer le secret du fonctionnement de ces pièces.
Le général Balaman a déposé, le 13 Juin 1904, qu'il n’y avait aucune raison pour que cet ordre fût donné et que, dans tous les cas, 1l n'avait pas élé exécuté avec rigueur, puisqu'il avait pu, ainsi que d’autres officiers, se placer à quelques mètres des batteries. « Nous ne voyions pas évidemment ce qu'il y avait dans le frein, a dit le général Balaman, mais nous les voyions