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qui opprimaient chacun, son premier soin, à n’en pas douter, va être de le télégraphier au Gouverneur!
Voici le télégramme :
Paris de Paris, n° 24, mots 24.
Dépôt le 5/1 95 9 h. 20 matin.
Commandant Guérin à Gouverneur militaire Paris. Parade terminée, Dreyfus a protesté de son innocence et crié : Vive la France. Pas d’autre incident (1).
Rien à signaler! dit le capitaine Lebrun-Renault. Pas d'autre incident, écrit le commandant Guérin.
Et Dreyfus a avoué ?... avoué pour la première fois ? nqus dit-on !
On ne peut se défendre, en lisant cela, d’une douloureuse surprise ; elle ne fait que s’accroître, quand on en rapproche le rapport que, trois ans plus tard, le colonel Guérin adresse sur tout cela à ses chefs et la déposition qu’il a faite en 1899 devant le Conseil de guerre de Rennes. Et l’on se demande avec effroi ce que vaut le témoignage humain mis au service de l’esprit de corps perverti et de la passion pousge au paroxysme |
Votre Rapporteur ne partage pas sur ce point mon sentiment. N'est-ce pas qu'il se méprend sur ma pensée et sur la portée de mes observations ? Il croit que J'entends établir que le colonel Guérin n’a reçu le 5 janvier 1895 aucune déclaration de Lebrun-Renault. |
Pas le moins du monde !
Je n’ai jamais songé à contester le récit fait par Lebrun- Renault au commandant Guérin J’en ai redit tous les détails, toutes les incertitudes, toutes les déformations; et 1l est bien certain que le fait est exact, si bien que le commanrlant Gruérin l’a redit au général Saussier et dans l’après-midi au colonel Picquart venant se renseigner à la Place Vendôme dès les premiers bruits mis en Géirculation.
Ce que je veux établir, c’est que le commandant Guérin, tout en ayant recueilli le récit de Lebrun-Renault, tout en se disant en 1898 fort ému du fait, à ce point qu’il a pu déclarer, dans sa déposition à Rennes, qu’il l’a considéré comme le seul important de toute eette scène de la dégradation, a, sous la poussée des événements, sous la pression du milieu dans le-