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CONEC AIS? 320;
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où les filigranes sont apparents: les dimensions de ces filigranes ont été mesurés avec les mêmes instruments et les mêmes procédés que ceux de l’original même. On a constaté que le papier n’a subi aucun retrait depuis 1894 (1).
Et les experts de dire dans ces conditions avec l’évidence même :
M. Bertillon a pris toutes ses mesures avec un mètre faux, parce que les divisions étaient trop peliles, parce qu'elles étaient irrégulières, parce qu’elles étaient mal définies par suite de lépaisseur des traïts de division (2).
f'aite avec des données fausses, la reconstitution du bordereau par M. Bertillon est donc fatalement fausse.
L’impcrtance de lerreur n’est pas en moyenne de moins de O mm. 404 par rapport au document original; et c’est énorme, alors que les calculs se font, vous ai-je dit, non pas mème par millimètres, mais par dixièmes de millimètres, et que les raisonnements ultérieurs prennent pour base ces calculs. Za base est fausse (3.).
Cette simple constatation suffit à enlever toute valeur aux repérages et aux coïneidences signalées, à détruire tout le système.
Preniière erreur capitale et décisive !
En voici une seconde plus grosse encore, colossale. M. Bertillon fait intervenir le calcul des probabilités pour démontrer que le repérage des initiales des mots du bordereau par rapport à san réticulage demi-centimétrique ne peut être le résultat dn hasard.
Le calcul des probabilités en pareille matière ! alors que les probabilités dont il s’agit ici sont ce qu'on appelle les probabilités des causes, et que celles-ci, uniquement formées d'éléments moraux, échappent à tout caleul! C’est là, Messieurs, ce qui faisait dire à Auguste Comte avec tant de raison que « l’application du calcul de probabilités aux seiences morales est le scandale des mathématiques! » (4).
Vouloir éliminer les éléments moraux, ajoutent les experts, el y substituer des chiffres est aussi dangereux que vain. En un mot le
calcul des probabilités nest pas, comme on pourrait le croire, une science merveilleuse qui dispense le savant d'avoir du bon sens (5).