‹ La révocation de l'Édit de Nantes a Paris d'après des documents inéditsChapitre 7 sur 46 · GAUCHER · texte numérisé non relu

GAUCHER

L'ancien de Charenton, Gaucher, est désigné dans les papiers de La Reynie tantôt comme férandinier* de la rue de Lourcine (Fr. 7o5o f° 149), tantôt comme rubanier demeurant à l'entrée du faubourg Saint-Marcel (Fr. 7059 f° i32). La rue de Lourcine est bien dans ce quartier; la seule différence est celle de la profession. Peut-être existait-il deux Gaucher que la police aura confondus. Quoi qu'il en soit, l'ancien Gaucher reçut une lettre de cachet du 20 novembre i685, qui l'exilait à Avallon (Yonne) et ne fut pas mise à exécution; car Seignelay écrivait à La Reynie, le 22 \0^ ■zçi): « Vous pouvez sans difficulté permettre aux nommés Gaucher et Janiçon de demeurer à Paris, puisqu'ils sont en disposition de seconvertir». — On lit dans une lettre datée de Paris le 5 décembre i685 et signée Ponsignon : « De tous les anciens d'ici il n'y a qu'un de changé, le sieur Gausset [lisez : Gaucher], demeurant au faubourg Saint-Marceau ».

Nous ne savons rien de plus sur Gaucher. Tersévéra-t-il dans cette attitude humiliante ? — Il n'est pas impossible que non ; car son collègue Janiçon, qui avait eu la même faiblesse, se releva, partit pour l'exil, et après avoir abjuré entre les mains des dragons, chercha un refuge à l'étranger. Ajoutons qu'à la fin de septembre i685, quand la police saisit chez les pasteurs et les anciens les ouvrages désignés par l'archevêque de Paris, elle n'en trouva point chez Gaucher, qui déclara les avoir remis à son gendre passé en Angleterre.

Nous ignorons si l'ancien de Charenton peut être identifié avec Charles Gauche, naturalisé anglais en 1687 (Agnew, in-f", II 55).

, > C'est-à-dire fabricant de cofires militaires portes à dos de mulet.

Pasteurs et Anciens. Sj

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