‹ La révolte de Toulon en prairial an IIIChapitre 2 sur 25 · I. Isntrd à Fréron · texte numérisé non relu

I. Isntrd à Fréron

anarcbique de gS ; le régime ancien mitigé au régime nouveau de la Terreur*, la tyrannie future des princes à la tyrannie présente de Fréronetde Robespierre. »

Si les Toulonnais commirent un crime, en recevant dans leur port Tarmée anglaise, les commissaires de la G)nventionleleur firent expier : 9,000 habitants de Toulon avaient péri pendant le siège, sur 28,000 que comptait la ville en 1790; 3, 100 furent égorgés ou émigrèrent sur la flotte anglaise. Mais ces exécutions sommaires ne suffirent pas à la soif d'assassinats de ces hommes : Gasparin, Lesterpt-Beauvais, Robespierre jeune, Albitte, Fréron, Ricord, Barras et Saliceti. Fréron fut chargé d'inventer des supplices et, après Carrier et Couthon, après Collotd'Herbois et Lebon, il parvint à en trouver de nouveaux. Il réunit dans ce qu'on appelait le Champ de bataille, la population mâle de Toulon; les Jacobins firent leur choix ; on mit contre un mur ceux qu'ils avaient désignés et un feu de file en fit justice. Quelques-uns survivaient : «Qu'ils se lèvent, dit-on, on leur fait grâce ! » Les fusils étaient rechargés, il y eut un nouveau feu de file; puis, le sabre en main, frappant au hasard,les bourreaux se ruèrent sur leurs victimes pour les achever et les dépouiller.

Ce n'est point un seul témoin qui dépose de ces crimes : c'est Isnard, c'est Durand-Maillane, c'est le nouvel historien de Toulon, M. Henry; c'est l'his-

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torien de la Révolution dans le Var, M. Lauvergne; bien mieux, un nommé Mittié fils, dans une pièce publiée à Marseille en l'an II, et dont il s'étonne que Fréron n'autorise pas la représentation, enregisûre tout simplement le fait^

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