‹ La Revolution à Poitiers et dans la VienneChapitre 18 sur 86 · DISCOURS DU PRÉSIDENT XXXI1I · texte numérisé non relu

DISCOURS DU PRÉSIDENT XXXI1I

l'on pourrait tirer des facturas et Mémoires de nos avocats. Voulez-vous avoir une idée des conflits d'attribution qui mettaient les corporations aux prises? Lisez le mémoire de Rondeau pour les épiciers droguistes contre les gardes jurés et la communauté des maîtres apothicaires de Poitiers ; Rondeau imagine l'assemblée des apothicaires où le procès fut décidé. « On n'oserait, dit-il, assurer ici que cette délibération fut inscrite sur le registre de la communauté. » C'est une farce d'un esprit un peu gros et de la veine du Médecin malgré lui. Ce qui est le plus agréable, c'est le discours du dernier orateur, énumérant toutes les obligations qu'a la robe aux apothicaires comme autant de chances pour ceux-ci de gagner leurs procès.

«On n'ignorait pasque le vieux magistrat devait souvent la prolongation de ses jours à la pharmacie : que la pâte de guimauve soutenait l'éloquence de l'avocat : que les jolies femmes devaient souvent la fraîcheur de leur teint à des secours que le public ne nomme pas sans rire, que, par conséquent, juges, avocats, solliciteuses, tout concourait à l'envi à la splendeur de la Commu-

Il Q 1 1 f n m

nauté.»

Les querelles religieuses du xvnr siècle viennent retentir à la barre. Le Parlement de Paris ne fut pas seul cà prétendre s'immiscer dans l'administration des sacrements. La sénéchaussée de Fonlenay condamna le curé de Maillezais pour avoir écarté de la table sainte une paroissienne qu'il jugeait peu édifiante, et l'évêque de La Rochelle, M. de Crussol d'Uzès, prit parti contre le curé. Vous pourrez apprendre le détail de l'affaire de l'avocat du curé, qui était Laurendeau le jeune (1).

Quant aux matières de bénéfices et de préséances, pour

(1) Mémoire Léopold Vincent.

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en connaître les complications dignes du Lutrin, lisez les 91 pages in-folio du mémoire de Thibaudeau pour le chapitre de Saint-Pierre, contre le chanoine Jahan de la Ronde, qui prétendait cumuler une prébende et une hebdomade. Voua admirerez ce trait jeté en passant, où respire le gallilisme invétéré de MM. de Saint-Pierre :

t< 11 lui était bien aisé d'induire le Pape en erreur, mais il n'était pas si facile de tromperie chapitre. »

Ces questions sont sévères. Plus émouvants sont les drames de famille dont les œuvres du barreau poitevin gardent le souvenir. Nous pénétrons ainsi l'intimité des foyers dont les misères firent alors l'occupation de la justice. Si vous avez des inquiétudes sur les résultats que peut entraîner la loi nouvelle sur la recherche de la paternité, consultez nos anciens. Les actions de reconnaissance d'enl'ints ou de dommages et intérêts pour séduction leur riaient très familières.

« Telle est, dit Thibaudeau, la dépravation des mœurs qu'on ne voit dans les tribunaux que des filles insensées qui viennent publier leur faiblesse ; elles demandent qu'on leur donne en argent l'équivalent de leur vertu, c'est-à-dire peu de chose (1). »

D'après Mignot le jeune et Rondeau, d'opulentes réparations civiles peuvent seules refréner l'audace des séducteurs. Le premier cite avec admiration un arrêt du conseil supérieur de Poitiers, qui avait condamné le Chevalier de la Trésorie en de si forts dommages-intérêts qu'il préféra, plutôt que de les payer, épouser la demoiselle (2). Le second s'écrie :

Les habitants de la campagne qui ont connaissance du crime (I) Mé ire LavaUt c. Lambert. —(2) Mémoire Truol c. Bourrut.

DISCOURS DU PRÉSIDENT KXXv

regarderaient sa justification comme une tolérance; il en naîtrait un désordre dangereux. Plus de respect pour les mœurs. Le liber" tin s'applaudirait et le glaive de Thémis sérail changé en caducée^).»

Mais Thibaudenu :

« Le moyen d'épouvanter le vice et d'encourager les vertus est*il de donner de l'or à ces filles qui ont compté l'honneur pour si peu de chose? La honte et le mépris, voilà leur partage.

« Si, dans quelques circonstances particulières, on n'eût pas eu trop d'indulgence pour quelques-unes de ces filles, beaucoup d'autres n'auraient pas cessé d'être sages (2). »

Nos anciens confrères ne posaient pas mal, on le voit, l'éternelle, la plus difficile question qui puisse troubler les bonnes volontés : comment réparer le mal sans l'encourager du môme coup?

On peut glaner chez eux des observations plus particulières à une époque. Autrefois le théâtre ne mettait guère en scène que de jeunes amoureux ; nos auteurs modernes ont infiniment prolongé le temps d'aimer sans ridicule; sous Louis le Bien-Aimé le barreau poitevin était de l'avis des classiques, et Maître Rondeau ne balance pas à traiter de vieux libertin un galant de 40 ans (3).

Le plus ancien mémoire qui nous soit parvenu est un factum dans une affaire de séparation de corps pour dame Eléonore Fonton contre le sieur de la Chassagne de Beauregard, son mari.

Elle se fait titre des accusations portées contre elle par ce vieil époux. Il prétend qu'elle a quitté le manoir conjugal et non pas seule mais avec un cavalier, M. de Montmorency,

(1) Mémoire Jeanne D. c. Léonard I?.— (2) Mémoire Lavaul c. Lambert. — (•'! Mémoire Jeanne I). c. Léonard 11.

Chàteaubrun, et, en tiers, la cassette de son mari. Vous reconnaissez la donnée des Roquevillard .

Cette accusation ne se pouvait souffrir, d'autant qu'elle était calomnieuse. Me Mallet sait nous en convaincre en produisant la correspondance du mari, qui était fort au fait du voyage de sa femme :

« Il lui témoigne son indigence et surtout qu'elle ne doit faire fond que sur l'argent qu'elle a, c'est-à-dire ce qu'elle avait pu lirer de quelque vaisselle d'argent qu'elle vendit à Issoudun en y passant pour se rendre à Paris, et qui lui appartenait de la succession de sa mère dont elle disposait comme cette lettre en fait foi par l'ordre et le consentement du sieur de Beauregard.

«Il ne pense pas sans doute aux protestations qu'il a faites à la dite dame, que s'il avait de l'argent dans les os des jambes, il les casserait pour lui en envoyer. On ne parle point en ces termes à une femme qu'on prétend avoir volé une somme de 4.000 livres pour un voyage qu'il dit lui-même pouvoir coûter 600 1.

« Mais ce qui lui ferme la bouche, ce sont les plaintes qu'il lui fait d'une 'cuiller et d'une fourchette d'argent. Est-il du bon sens que s'il avait perdu 4.000 livres il se fût arrêté à la recherche d'une cuiller et d'une fourchette, sans parler d'une perte à laquelle il aurait été beaucoup plus sensible. »

Les difficultés d'argent ont toujours été le ressort de beaucoup de brouilles domestiques. Nous venons de voir la discorde, vers 1695, dans lé ménage d'un hobereau parcimonieux. Voici la mésintelligence au foyer d'un riche bourgeois anobli par les charges et qui avait pu compter trouver chez sa femme celte opulence dont la prospérité de notre colonie de Saint-Domingue était la source pour beaucoup de familles de l'Ouest à la veille de la Révolution.

C'est le Roman d'un Conventionnel, car Michel Pascal Creuzé, Sr du Fresne,écuyer, greffier du bureau de Finances, qui en 1.778 avait épousé « une jeune Américaine », Anne-

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Magdeleine-Charlotte Allaire, n'est autre que le citoyen Creuzé-Pascal, qui siégea avec une modération courageuse à la Convention nationale.

L'affaire fit grand bruit. Sartre de l'Isle plaidait pour la femme, Thibaudeau pour le mari.

« Combien de femmes, et nous en connaissons, disait celui-ci, attendent avec impatience le jugement de cette affaire pour agir aussi en séparation si M"10 Creuzé réussissait.

« Combien n'y en a-t-il pas qui se disentà elles-mêmes : Mon mari est incommode, jaloux, je l'excéderai par mes hauteurs, mes reproches, je lui ferai perdre patience et peut-être que, dans un premier moment, il ne sera pas maître de sa main. Si je n'ai pas

le bonheur d'être battue, j'en ferai du moins le semblant

Je me ferai ensuite des protecteurs puissants, j'intéresserai leurs âmes sensibles et bienfaisantes par le récit de mes malheurs. Si Mme Creuzé avait l'avantage, pourquoi n'aurais-je pas le même bonheur...? »

Voici en précis les faits de celte cause célèbre.

Au moment du mariage, Creuzé du Fresne avait 34 ans, sa femme 14 : le ménage alla tant bien que mal jusqu'au jour où le beau-père, imaginant avoir fortune faite, revint des Iles à Poitiers tenir un grand état de maison. Son gendre et sa fille logèrent chez lui. Son salon, sa salle à manger, surtout, devinrent le rendez-vous de la plus brillante jeunesse. M. du Fresne s'inquiéta, sa jeune femme le traita d'avare et de jaloux. Là-dessus, Allaire s'avisa que les revenus de ses habitations abandonnées h des intendants ne suffisaient pas à défrayer la dépense dont il avait pris l'habitude et, plutôt que de réduire son luxe, il prit le parti de retourner dans les Iles.

Madame Creuzé du Fresne obtint de son mari la permission d'accompagner son vieux père : pure concession

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à sa piété filiale, dira-t-il; séparation amiable, dira-t-elle.

Pendant neuf ans que l'Atlantique les sépara, les époux ne firent pas trop mauvais ménage : ils échangèrent des lettres affectueuses. Toute la famille Allaire faillit périr de la vengeance d'un nègre qui l'empoisonna avec cinquante de ses esclaves. Mme Creuzé échappa par miracle et se chargea de la gestion des habitations de son père. A l'en croire, elle aurait sauvé la fortune des siens ; elle l'aurait dilapidée, d'après son mari.

En 1786, elle se décida à repasser en Europe. Ce n'était pas sans quelque effroi qu'elle abandonnait ses pays chauds, ses plantations, où elle régnait en souveraine fantasque, pour venir reprendre la vie étroite et réglée qui était celle de la haute bourgeoisie et de la petite noblesse de Poitiers.

« J'ai une grâce à vous demander, écrivait-elle à son mari. Notre maison de Poitiers est d'une incommodité horrible pour les voilures. C'est une vraie glacière ; les appartements sont vilains et mal distribués, et le quartier m'a toujours déplu. Je serai plus difficile que jamais sur toutes ces choses. Je vous engage donc à la vendre ou à l'affermer pour en prendre une autre dans un joli quartier du côté de la place royale. Nous serons dans la position d'avoir une voiture. Avec 10.000francs,onpeut,à Poitiers, se donner cette commodité, je vous préviens qu'il me serait impossible de m'en passer, il y a si longtemps que j'en ai, je ne sais pas marcher, jugez donc ce que je deviendrais sur votre pavé pointu ! »

L'indolente créole s'annonçait en même temps comme une féministe intransigeante.

Une des raisons du retour de Mme Creuzé était d'arracher sa sœur, Mmî Eéger de Kérhuelle, mariée à Bordeaux, au joug de son mari, avec qui elle était brouillée, et qui la tenait reléguée dans un couvent.

« Cela se pratiquait dans des temps de barbarie delà part des

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hommes, et d'ineptie de la pari des femme». Car, enfin, un homm qui est en droit de mépriser sa femme ail bien mieux de I ci 1 »u n-

«lonner à son mauvais sort que de s'en rendre le bourreau... le cas de ma sœur n'est pas du tout de ce genre... si jamais nia fille éprouvai! un pareil sort, je mourrais de désespoir ou je me porterais à «les extrémités qui me l'ont frémir.

« Les femmes ont trop de connaissance dans le siècle où nous sommes pour ne pas savoir qu'elles sont autant que leur mari. »

Pour son compte, Mme Creuzé ajoutait :

« Il y a si longtemps que je commande que j'ai oublié jusqu'au nom d'obéissance. »

C'est toujours Thibaudeau qui cite : personne ne savait mieux l'art de perdre l'adversaire avec quelques lignes de sa propre écriture.

A Bordeaux, Mme Creuzé tira de son couvent sa sœur, et, « le 23 septembre 1786, le sieur Creuzé vit arriver à grand fracas dans sa maison la dame Féger, le sieur Allaire leur frère, deux nègres, deux autres domestiques et leurs singes » . Il reçut de son mieux tous ces hôtes. La vie commune dura six jours, encore en passa-t-il trois à faire ses vendanges.

Les créanciers de la succession Allaire, dont il s'était rendu caution, le harcelaient de leurs réclamations. Il voulut obtenir de sa femme un compte détaillé et la remise des espèces et des lettres de change qu'elle devait apporter d'Amérique. Elle prétendit qu'il l'avait frappée. On la trouva par terre, déchevelée et hurlante. Devant cette scène américaine, notre poitevin perdit la tète. Il alla chercher la garde et mit deux factionnaires aux portes de l'appartement de sa femme. Le lieutenant de police vint, en robe, procéder à l'ouverture des cassettes, où il ne trouva que du linge.

Alors Creuzé, que tout le quartier croyait avoir été assas-

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sine parles nègres, signifia àsa femme qu'elle eûtàse retirer au couvent des Hospitalières et lui fit interdire par le lieutenant de police d'en sortir, sauf pour conférer avec ses conseils. Enfin, s'adressant au ministre, il sollicita une lettre de cachet qui permît de la tenir enfermée pour de bon. La question n'était plus de savoir si la femme avait recelé des objets précieux, si le mari l'avait brutalisée, il s'agissait de décider si, à la fin d'un siècle si éclairé, un mari plaidant contre sa femme pouvait la tenir enfermée par provision et, quand la justice régulière n'avait pas assez de rigueur, solliciter un ordre du roi.

« Si désormais, s'écriait Sartre de l'Isle, un mari peut demander contre son épouse la privation des droits de citoyen (sic), si, pour éviter les regards d'un tribunal exact et pour satisfaire sa haine, il peut impunément provoquer contre elle une lettre de cachet, quelle femme pourrait être à l'abri de pareils attentats ! »

Et il produisait une consultation délibérée par Gennet l'aîné, Laurendeau, Giraudeau, établissant que cette injure atroce justifiait à elle seule la séparation. Les signataires marqueront bientôt à la tête du parti contre-révolutionnaire de Poitiers.

C'est, au contraire, le futur conventionnel qui, par l'organe de Thibaudeau, fait appel à toute la sévérité des anciennes mœurs :

" Des lettres de cachet sollicitées, obtenues même par des maris contre leur femme, n'ont jamais été un motif de séparation. Une lettre de cachet n'a d'ailleurs rien de déshonorant; c'est un coup d'autorité qui frappe sans avilir. Une femme qui ne veut pas habiter avec son mari ne doit avoir d'autre asile que le couvent.»

Cette défense des lettres de cachet par ceux qui, trois ans plus tard, seront des patriotes avancés n;est pas la moins

DISCOURS DU PRÉSIDENT su

curieuse révélation de nos Mémoires judiciaires. Creuzé, d'ailleurs, n'obtint pas l'ordre qu'il sollicitait, et comnn disait Sartre de l'Isle :

« Le peu de succès de ses démarches lui fera connaître que, sous un règne à jamais cher à la nation, l'épouse timide est en sûreté contre les manœuvres sourdes d'un époux devenu son tyran. »

J'aurais fini, si l'éloquence de notre ancien barreau n'avait brillé qu'à plaider. Mais un usage, où respire toute la politesse des anciennes mœurs et qui est devenu étranger à nos habitudes, donnait aux avocats d'autres occasions de se faire entendre.

Chaque fois qu'on installait un magistrat dont les lettres patentes de nomination devaient être enregistrées au Présidial,le nouveau dignitaire faisait présenter ses provisions par son avocat, et celui-ci prononçait un discours préparé où il exaltait les devoirs de la charge et les mérites personnels ou les traditions familiales qui rendaient son client digne de la remplir. Les avocats étaient présentés avec la même cérémonie.

. C'est ainsi, direz-vous, qu'on est encore reçu àl'Académie. Prenez garde que le récipiendaire choisissait celui qui devait lui faire compliment et s'assurait ainsi contre les sévérités et les ironies : cela fait une différence. Je ne vois, dans nos usages, de complètement analogue, que les discours de mariage où l'orateur, après avoir rappelé l'éminente dignité de ce sacrement, énumère les qualités qui toujours assurent les conjoints d'en remplir tous les devoirs.

Nous avons tendance à sourire de ces éloges à bout por-

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lanl plus encore que de roux des oraisons funèbres, qu'au moins ceux à qui on les décerne n'entendent plus. Au xvine siècle, on en plaisantait déjà : le lendemain du jour où Gerbier avait fait l'éloge de Maupeou en présentant au Parlement ses provisions de Chancelier de France, tout Paris répétait :

C'est à bon droit que Ton renomme L'habile avocat Gerbier, Puisqu'il a l'ait un honnête homme De Monseigneur le Chancelier.

Ne raillons pourtant pas trop : de toutes les façons dont on a essayé de suggérer la vertu aux hommes, il n'est pas prouvé que la plus inefficace soit de leur présenter en certaines occasions solennelles comme leur portrait l'image de ce qu'ils devraient être.

Nos avocats réservaient pour ces circonstances toutes les ressources de leur rhétorique et ces ornements qu'il n'eût pas été bienséant de prodiguer dans la discussion des affaires.

Le seul avocat poitevin qui ait donné une édition de ses œuvres oratoires est A. Citoys, qui florissait sous Henri IV et Louis XIII. Sous le titre d'Actions Publiques (1), il n'a recueilli aucun de ses plaidoyers, mais seize de ces allocutions cérémonielles dont le public était très curieux. La plupart sont le développement d'une seule métaphore . Ainsi , en présentant au serment d'avocat MeJean Bagou, il développe cette image que la Cour est Fontaine de justice :

« Nous sommes tant qu'il y a d'avocats sur le bassin et sur le

h Antoine Citoys, Actions publiques faites sur divers sujets au siège présidial de Poitiers. Poitiers, pai Antoine Musnier, 1619, in-8° de 10 ff. lini. ut 63 p.

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