‹ La révolution à Saint-MenouxChapitre 15 sur 38 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

Les Ecoles

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LA première Assemblée nationale a avait fart qu'aMnner^ ckos. \a Consdtxxdoa de 1 7g i , le principe de Tinstructioa pabiique cooDUttuoe à toas ks dtoyens^ et ce ne fut que par le décret du 29 frimaire ao u (19 décembre 1795^ qu'une première organisation, comportant la gratuité et ToWigatioa, fut créée. L'état salariait les instituteurs et institutrices à ndsoD de 20 et 1 5 livres par élève, et tout citoyen ou citoyenne pourvu d'un certificat de civisme et de bonnes moeurs était admis à enseigner. Le programme se réduisait à la lecture, récriture et le calcul. Une autre loi^ du 27 brumaire an m 17 novembre i794\ institua une école primaire par i .000 habitants, et un jury d'instruction pour la réception des instituteurs^ auxquels on attribuait un traitement annuel de i .200 livres. La gratuité était maintenue, mais Tobligation supprimée. On ajoutait au programme « l'enseignement de la morale républicaine, les droits de l'homme et les éléments de la géographie et de rhistoire des peuples libres ». Les presbytères non vendus devaient servir de logement aux instituteurs (i).

Enfin une troisième loi, du 3 brumaire an iv (25 octobre 1795), en rétablissant Tobligation vint abolir la gratuité et le traitement : les insti-

(i) Le 35 brumaire an 11 (1$ novembre 1793), ia Convention avait déjà décrété que « les presbytères et paroisses situés dans les communes qui auraient renoncé au culte public, ou leur produit, seraient destinés a subvenir au soulagement de rhumanité souffrante et à finstruction publique ».

tuteurs avaient seulement droit à un local suffisant, plus au jardin y attenant, ou à une indemnité en argent à défaut de jardin. Le jury d'instruction, maintenu (i), examinait les candidats sur présentation des municipalités, et les administrations centrales procédaient aux nominations. Il devait y avoir une ou deux écoles dans chaque canton, et une rétribution scolaire était due par les élèves, dont un quart pouvaient être admis gratuitement comme enfants d'indigents. Pour programme : la lecture, l'écriture, le calcul et la morale républicaine.

Pendant les cinq premières années de la Révolution il n'y eut pas d'instituteur à Saint-Menoux, puis fut présentée la demande d'ouverture dont nous avons parlé, agréée aussitôt par la raison, disent les officiers municipaux en leur langage souvent approximatif, que « l'instruction est une partie essentielle de la société », et que « les dispositions et l'acquis du pétitionnaire sont connus ».

Le 19 floréal an m (8 mai 1795), Charles Guelin s'offrit à son tour pour enseigner. Mais le jury était alors institué et il fallait passer un examen devant lui. Auroux, quoique ayant ouvert son école dès qu'il y avait été autorisé, était soumis à la même obligation. Tous les deux se présentèrent le même jour, 23 ventôse an iv (i 3 mars 1796), et obtinrent sans difficultés le certificat de capacité qui leur était nécessaire. On ne devait pas, d'ailleurs, être très rigoureux à ces débuts.

Le 13 messidor suivant, un arrêté du département avait décidé qu'il y aurait deux écoles dans le canton, l'une au chef-lieu pour desservir Saint-Menoux, Marigny, Agonges et Autry ; et l'autre à Montilly, pour cette commune et celle de Bagneux. Le 23 (11 juillet 1796) Auroux était nommé à Saint-Menoux et Guelin à Montilly.

L'ancien presbytère avait été mis à la disposition d'Auroux le 12 messidor an III (30 juin 1795), « sauf distraction d'une chambre pour les séances de la municipalité » (2). Dans la pétition qu'il avait adressée au

(i) Composé de trois membres désignés par radministration centrale. Il y avait plusieurs jurys par département.

(2) La municipalité ne s'installa dans l'ancienne cure qu'à partir de pluviôse an IV (arrêté de TAdministration centrale, du i8j. — Les presbytères avaient été, dans les chefs-lieux de canton, exclus des ventes de biens nationaux comme pouvant être utilisés en écoles et pour les besoins des municipalités, partout où il n'y

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