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LA GARDE NATIONALE 2O

arrêté de Taclministration centrale du i6, semble encore en bonne voie de fonctionnement, tandis que la garde sédentaire paraît à peu près dissoute, — à ce point qu'on était obligé d'ajourner une élection d'officiers fixée au 9 thermidor, aucun des citoyens convoqués ne s'étant présenté pour voter.

Une nouvelle réorganisation de cette garde sédentaire était d'ailleurs ordonnée par une autre loi (25 thermidor), qui ramenait le bataillon à dix compagnies commandées chacune par un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un sergent-major, quatre sergents et huit caporaux.

En pluviôse, les colonnes mobiles sont désorganisées à leur tour et il faut les reconstituer. Les municipalités ne s'en occupèrent que mollement, et plus tard, en l'an vu (17 prairial), des mesures étaient prises à ce sujet.

Le service des colonnes mobiles n'avait pas, du reste, à cette époque, cessé d'être nécessaire, et même au 18 brumaire il s'en fallait que l'ordre fût parfait, puisque le lendemain l'administration centrale délibérait encore sur les moyens à employer pour « réprimer le brigandage » : la diligence de Clermont venait d'être pillée près de Châtel-de-Neuvre, et une colonne mobile était envoyée pour « patrouiller » dans les bois environnants.

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