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cette occasion, disait-il dans sa note, j'ai l'honneur de présenter à la considération de Votre Excellence la nécessité qu’il y a, pour cette province du Rio de La Plata et pour les deux provinces contiguës de Tucuman et Paraguay, d’instituer dans cette ville, qui est la plus propre à l’entretenir avec honneur, une sorte de tribunal, revêtu de plus d’autorité que les commissaires particuliers des villes, qui puisse connaître des procès de foi qui pourraient se produire dans lesdites provinces par suite des rapports dangereux avec les Portugais, Anglais et autres peuples qui trouvent dans ce port mal fermé le passage par où ils peuvent introduire et répandre dans les dites provinces, non seulement des papiers et des livres hérétiques, mais les hérésies mêmes, par la parole de tous ces aventuriers dont on ne connaît pas la religion, ni même s'ils en ont une, si grandes sont la licence avec laquelle on parle de la religion et la dissolution des mœurs que l’on voit augmenter chaque jour à mesure que s’accroît le nombre des étrangers. |
« Un des moindres dangers qui menacent notre sainte foi dans ces provinces, c’est que, à cause de la colonie de Portugais qui est en face de ce port, sur l’autre rive du Rio de La Plata, où se réunit toute la scorie du Portugal et du Brésil et où le vieux levain de judaïsme qui règne parmi eux est important, la masse de la chrétienté espagnole ne'se corrompe, car on a déjà observé depuis quelques années jusqu’à ce jour certains signaux pendant des nuits fixées qui indiquent les réunions de jour ou de nuit de quelque synagogue.
« L'absence de ministres empressés à veiller sur la pureté de notre foi est cause qu’on m’éclaircit pas ces indices et qu’on ne cherche pas à connaître les croyances de beaucoup de gens que l’on me voit pas depuis de nombreuses années aller à la messe ni remplir leurs devoirs envers l’Église ou faire acte de chrétiens. Il est ainsi arrivé que quelques Juifs ont habité cette ville pendant longtemps sans qu'on: sache ce qu ils étaient, et ont ensuite été connus à Londres ou à Amsterdam comme Juifs (ho
L'auteur de ce document se lamente ensuite de la facilité avec laquelle entrent, à cause du défaut de vigilance inquisitoriale, des livres prohibés écrits spécialement en anglais et em français, et expose le cas suivant : « On ne saurait croire, dit un libraire, à quel point ces livres ont été recherchés. Après que j’eus vendu le premier, voyant la valeur qu’on y attachait, je me suis tenu à un prix très élevé, persuadé qu’on les prendrait à quelque taux que ce soit. Des « trois séries » que j'avais eues, le premier qui m’en ait acheté une fut un personnage important ».
En octobre 1796, d’après Medina, on fit l’inventaire des biens de l’évêque Azamor. On sut ainsi que « le prélat avait laissé une bibliothèque pleine de livres prohibés. Parmi ces livres figuraient une édition en français de E] Paraiso perdida de Milton ; les Cartas de varios politicos a Voltaire ; un volume ne Rousseau, ES ET Contrato social, que Morene Eur
() José Torrgio Mevina, ET tribunal del Santo Oficio de la Inquisiciôn en las Provincias del Plata, ch. xui.