‹ La Révolution ArgentineChapitre 39 sur 62 · UE CTR LUMOMRR AT: E TO LA CONSTITUANTE · texte numérisé non relu

UE CTR LUMOMRR AT: E TO LA CONSTITUANTE

les tienne pour tels et ayant les mêmes droits que tous les autres citoyens qui les habitent » (:).

Ce décret avait été précédé d’un autre concernant les esclaves des pays étrangers. Par ce dernier acte, qui fut promulgué le 4 février, (les esclaves'étrangers devenaient libres par le seul fait de fouler le territoire des Provinces Unies » (*).

Sur la motion du député Alvear, le 21 mai, on décréta « la suppression de tous les titres de comtes, marquis et barons », et dans la séance du 13 août, fut prohibée la fondation de majorats.

La haine envers tout ce qui pouvait être une relique de l’ancien régime fut mise en évidence d’une manière toute spéciale dans la séance du 26 octobre. La loi votée ce jour-là disait : « L’Assemblée générale ordonne que dans les villes qui sont comprises dans les Provinces Unies du Rio de La Plata, il ne devra plus figurer à partir de la présente loi, sur les façades des maisons et autres tieux publics, des armoiries, emblèmes ou signes distinctifs de noblesse désignant certaines familles qui par ce moyen aspirent à se singulariser des autres » (*).

Pour les représentants argentins, il était nécessaire « d’éloigner des yeux du peuple ces honteux monuments de la distance immense établie par l’ancienne politique entre le trône des despotes et l’immuable

origine de la souveraineté » (*).

à (:) Redactor de la Asamblea, p. 13.

(2) Redactor de la Asamblea, p. x7.

(>) Redactor de la Asamblea, p. 60.

(:) Redactor de la Asamblea, p. 69.

228 DACORE NO TL UC ON ATROGIEIN CF IFINLE

Une autre loi du 19 mai déclarait aboli « l'usage de la torture adoptée par une législation tyrannique pour l’éclaircissement de la vérité et l'instruction des crimes ». — « Les instruments employés dans ce but, dispose l’Assemblée, seront rendus inutilisables sur la Grand’Place, par les mains du bourreau, avant l’heureux jour du 25 mai (:).»

Démocratique en ce qui concernait les relations de l'Église et de l'Etat, la législation de l’Assemblée fut absolument schismatique.

Elle commença par désarmer l’Église en abolissant le tribunal de l’Inquisition et par déclarer «rendue aux ordinaires ecclésiastiques leur primitive faculté

de veiller sur la pureté de la foi par les moyens cano-.

niques qui seuls peuvent se conformer à l'esprit de Jésus-Christ, en conservant l’ordre et en respectant le droit des citoyens » (°).

Par une loi du 4 juin, on déclara « que l’État des Provinces Unies du Rio de La Plata était indépendant de toute autorité ecclésiastique existant en dehors de son territoire, quand même elle procéderait de nomination ou présentation royale » (*).

Cette loi fut complétée par trois déclarations faites le 16 juin, d’après lesquelles les communautés restaient « dans l'indépendance absolue de tous les prélats généraux existant en dehors du territoire de l'État », et disant « que les révérends évêques des

(*) Redactor de la Asamblea, p. 35.

(?) Redactor de la Asamblea, p. 1à (s) Redactor de la Asamblea, p. 38.

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