LR SOL UNIS ME CES PU GE NOL
le tribunal qui doit les juger. C’est ce tribunal qui apprécie la compétence ou l’incompétence du missionnaire. Sont exclus de l’évangélisation ceux qui-ne sont pas espagnols (:), et les vice-rois, présidents et gouverneurs devaient, tous les trois ans, informer le roi de l’état des instituts religieux (°).
De cette manière, lorsque les généraux des ordres demanderaient l’autorisation d’envoyer aux. Indes leurs visiteurs, la couronne y consentirait ou non, selon ses convenances.
L’édification des églises et des monastères était subordonnée à la volonté de la couronne. Elle est disposée à mettre au service de la foi. catholique l’aide du trésor royal, mais elle ne veut pas que l’on érige, «institue, fonde une église cathédrale ou paroissiale, un monastère, un hôpital, une église votive ou un autre lieu pieux ou religieux sans son expresse permission ».
Les rois espagnols fortifièrent le pouvoir de l’Église en implantant en Amérique le tribunal de l’Inquisition. Ils ne se contentèrent pas d’être les tuteurs des personnages ecclésiastiques comme nous venons de le démontrer, mais ils voulurent veiller sur la pureté de la doctrine chrétienne, s’opposant au progrès de la: raison et se faisant les hérauts du dogme.
Les premiers tribunaux de l’Inquisition furent érigés et fondés à Lima, au Mexique et à Carthagène.
Philippe IT les érigea par une cédule royale du
() Loi XII, iv: I, tit. XIV.
(#) Loi XLIT, liv. I, tit. XIV.