‹ La Révolution ArgentineChapitre 7 sur 62 · PAALCVO NN QU BIT EM DMELCL APE A TA · texte numérisé non relu

PAALCVO NN QU BIT EM DMELCL APE A TA

Carcaraña. C’est Gaboto, d’origine vénitienne, qui, dans ces contrées de l’Amérique, accomplit le premier acte décisif de la prise de possession par les Espagnols. À l'embouchure du Carcaraña, il fonde le fort de « Espiritu Santo ». Il remonte ensuite le fleuve Paraguay jusqu’au Pilcomayo, et, à court de vivres, il se résout à retourner en Espagne en 1630, laissant dans le fort cent soixante-dix soldats.

À l’époque des découvertes succéda la période des Adelantados.

« La charge d’adelantado était le gouvernement à vie, acquis en propriété et transmissible par héritage, en vertu de la contribution pécuniaire et personnelle de celui qui en était investi aux dépenses et aux travaux de la conquête » (:).

Les adelantados avaient la faculté d'emmener le bétail nécessaire, de faire usage de deux navires chaque année ; « avec les armes et les provisions pour la terre et le travail des mines » (*), comme aussi d’embarquer sur leurs navires des esclaves ou des Espagnols, alors même qu'ils « auraient commis des délits » ré }

Le premier des adelantados fut Don Pedro de Mendoza ; son expédition se composait de douze navires et de plus de deux mille hommes. Il partit du port de San Lucar le 1°7 septembre 1535,et,le 2 février 1536, il fondait, sur la rive droite du Rio de La Plata, la

(:) José M.EsTRaDA, Lecciones sobre la Historia de la Repblica Argentina, t. I, p.75.

() Loi V, li. IX Vtt Il.

(5) Loi VII, liv. IV, tit. II.

ville de Sainte-Trinité et le port de Sainte-Marie de Buenos-Ayres. Le cabildo de la cité fut installé ce même jour.

Ils furent reçus amicalement par les Quérandies, tribus qui peuplaient cette région ; mais peu de temps après cet accueil amical, commencèrent les luttes entre la race conquérante et la race indigène.

Coalisés avec d’autres tribus : Guaranies, Charruas, Chanas, Timbus, les Quérandies entreprirent l’assaut de la nouvelle ville, après l’avoir incendiée. Cette campagne hostile de la part de l’élément indigène, et aussi les fléaux de la peste et de la famine qui commençaient à se faire sentir sur la population conquérante, poussèrent Mendoza à s'éloigner de Buenos- Ayres, en laissant Ruiz Galan comme gouverneur. Accompagné de quelques soldats, 1l résolut de remonter le Parana. Arrivé à l'embouchure du Carcaraña, l’adelantado espagnol décida qu’Ayolas partirait en remontant le fleuve à la recherche de l’or et de l'argent.

Sans attendre le résultat de cette expédition, il retourna à Buenos-Ayres, et, désillusionné par la ruine de son ambition, il se mit en route pour l’Espagne êt mourut dans le cours de ce voyage, en 1537.

Avant de partir il délégua ses pouvoirs à l’intrépide Juan de Ayolas. Dans le pli qui contenait ses instructions, il se contentait de lui faire connaître l’intérêt pécuniaire qu’il se réservait dans la conquête, et il l’autorisait à vendre la charge d’adelantado si les conquérants du Pérou venaient lui en proposer l'achat à des conditions avantageuses. |

LA CONQUÊTE DE LA PLAT'A an

De cette tentative d’Ayolas pour parvenir à la « Sierra de La Plata » et de l’appui que lui prêta Domingo Martinez de Irala, ainsi que de l'expédition réalisée par Zalazar pour avoir des nouvelles d’Ayolas, il s’ensuivit la fondation de la ville de Notre-Dame de l’Assomption, au pied d’un fort, le 15 avril 1537.

La mort de Mendoza plaçait légalement le gouvernement de l’adelantazgo dans les mains d’Ayolas. Alfonso de Cabrera, qui arrive en 1538 avec la nouvelle de la mort de Mendoza et avec l'autorisation de rassembler les troupes conquérantes, et de nommer un gouverneur dans le cas où Mendoza ne l’aurait pas fait avant d’entreprendre son voyage, apprend qu’'Ayolas, massacré par les Indiens Payagues dans une embuscade avec ses cent vingt compagnons, à son retour de la «Sierra de La Plata», avait délégué ses pouvoirs à Domingo Martinez de Irala.

Reconnu pour gouverneur, frala édifia un temple, organisa le Cabildo et établit les encomiendas (°). … De 1539 à 1540, 1l s’occupa de la pacification des Guaranies ; et, considérant la situation précaire qu’offrait la ville de Buenos-Avyres, il résolut de transférer:

(*) Les encomiendas étaient des institutions coloniales établies pour répartir les Indiens entre les conquérants. Selon ces institutions, les Indiens, au lieu de payer le tribut en argent ou en fruits, devaient le payer avec leur travail personnel.

Les encomiendas se divisaient en deux classes, selon les individus : mitas et yanaconas. Les mitayos devaient seulement fournir deux mois de travail par an à leurs maîtres, sans que ceux-ci eussent aucun devoir à remplir envers eux ; les yanaconas devaient perpétuellement leurs services à leurs maîtres, et ceux-ci s’obligeaient à les nourrir et à les élever dans la religion chrétienne.

dans celle de l’Assomption la colonie qui la peuplait. En mai 1540, le noyau urbain de Mendoza abandonnait les bords du Riachuelo et s’établissait sur les rives duParaguay.

Charles V confia la charge d’adelantado, qui était demeurée vacante par la mort de Mendoza, à un gentilhomme andalou nommé Alvar Nuñez Cabeza de Vaca.

Alvar Nuñez partit de San Lucar le 2 novembre 1540, et, débouchant au sud du Brésil, il suivit le cours du fleuve Iguazu, arriva au Parana, et, le 11 mai 1542, avec tous les membres de son expédition, il fit son entrée solennelle dans l’Assomption.

Son premier acte fut de nommer Irala mestre de camp et il le chargea de trouver un moyen de communication avec le Pérou. En 1543, à la tête de quatre cents hommes, il partit à la recherche de mines que l’on supposait devoir être la source d’abondants trésors.

Occasionnellement, 1l explora le haut Paraguay, mais la rareté des vivres l’obligea à revenir à l’Assomption.

Sa destinée dans cet établissement colonial ne fut rien moins qu'heureuse. Le contador Felipe de Caceres fomenta un soulèvement et,le 25 avril 1544, les conjurés entourèrent sa demeure et l’obligèrent à remettre son épée à Don Francisco de Mendoza. Ayant été emprisonné, 1l fut renvoyé en Espagne, et, après un procès sur sa gestion dans lequel il fut absous, il mourut à Séville quelques années plus tard.

Après la déportation d’Alvar Nuñez Cabeza de

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