‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 13 sur 396 · cf) Arch. Nat. F · texte numérisé non relu

cf) Arch. Nat. F

que des tracés sans chaussée, sans empierrement, sans pavés, sans fossés, sans aqueducs, creux et pourris dans les vallées, étroits, rapides et scabreux sur les croupes des montagnes où ils sont soutenus par de faibles murs à pierres sèches. Leur largeur est communément de 9 pieds pour 2 toises, leur pente depuis 6 jusqu'a 10 pouces par toise claire de chemin... on trouve seulement pour les. ravins des pavés en gondole ou des ponts informes, la plupart à pierres brutes » !.

On comprend, sur de pareils chemins, les dégradations que devait causer la moindre averse. Avec les trombes d’eau ? et les inondations si fréquentes dans un pays aussi accidenté, le dégât devenait vite un désastre presque irréparable *.

De 1775 à 1789, le Vivarais engage tous les ans de grosses sommes pour la réfection complète des routes les plus fréquentées ! de Pont-St-Esprit à Aubenas, du Pont du Pape à St-Agrève, de Serrières à St-Bonnet par Annonay... En 1788, son budget routier s'élève à 170.000 livres *. Le Languedoc, de son côté,a entrepris la réparation de la route des bords du Rhône, si vitale pour le commerce,et le Vivarais participe aux dépenses pour un cinquième :

En un mot, à la veille de la Révolution, malgré ses lacunes et ses imperfections, le réseau vicinal dans ses grandes lignes est constitué. Il serait même strictement suffisant pour le trafic de l'époque, mais à condition d’un entretien régulier * et fort coûteux. C’est ce que les circonstances ne permettront pas de faire dans les premières années de la Révolution et les chemins se détérioreront rapidement, les ouvrages d'art tomberont en ruines et tout le béné-

1. Mémoire de 1780, f° 37. « Ces ponts étaient au nombre de 262 de 7 toises d'ouverture et au-dessus ». En 1767, il est question de 248 ponts. Arch. Ardèche C 757. cf) aussi C 1442.

2. L’Ardèche le 10 septembre 1857 à la suite d’un orage roula jusqu'à 7000 mc. à la seconde alors que son débit moyen aux bases eaux est de 6 me.

cf) Procès-verbaux de vérifications des pertes occasionnées par les intem- -péries des saisons et les inondations. Arch. Ardèche C 713. En 1773, pertes évaluées à 1.938.912 1. ; en 1777 : 5.914.000 IL. ; en 1778 : 2.481.178 |. cf) aussi procès verbaux des Etats de Vivarais C 9 à G 14.

4. En 1776, le Vivarais demande l'autorisation d'emprunter 225.000 livres, Arch. Hérault C 4026, cf) arssi Arch. Ardèche C 1518.

5. cf) Lachanède. Compte-rendu des impositions et dépenses. Arch. nat. Ba 85.

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