‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 183 sur 396 · Arch. Ard. L 124. Séance du directoire du 6 avril · texte numérisé non relu

Arch. Ard. L 124. Séance du directoire du 6 avril

2. Arch. Ard. L 121, Séance du directoire du 5 septembre 1791.

3. Arch. Ard. L 968. Lettre de Baratier, vicaire d'Antraigues, au procureur syndic du Tanargue, août 1791, pour transmettre la démission d’Aizac.

4. Arch. Ard, L852. Lettre de Delolme au directoire du Mézenc, le 16 septembre 1791.

5. D'après l'arrêté du 28 juillet 1791, Arch. Ard. L 121, ceux qui ne signifient pas leur acceptation au district dans les huit jours sont réputés démissionnaires, mais le département ne les considère comme tels qu'après plusieurs sommations sans résultat.

6. Arch. Ard. L 968. Lettre de Blachère le 3 septembre 1791 à Croze, procureur de la Commune d’Aubenas. Lettre de Rigal du 29 août.

7. Ibidem. cf) Procès-verbal de St-André-Lachamp du 28 août 1791. - 8. Arch. Ard. L 548, Lettre de Loyne le 28 août 1791.

zac au vicariat de Privas !. De leur côté, Sauvadon ? et Boyer renoncent * allègrement au Teil et à St-Germain, pour la situation plus avantageuse et moins gênante de vicaire épiscopal.

En somme, si on met à part les prêtres qui remplacent des confrères défunts ou démissionnaires et qui, la plupart, exercent déjà les fonctions de curés commis et que, par suite, on ne saurait assimiler à des intrus, c'est à peine si, sur les 55 titulaires désignés par les assemblées électorales du mois de juin, 15 à 18 restent encore en exercice à la fin de l'année f, et il ne-æemble pas que, sur les 15 ou 20 élus du mois de septembre, plus de 5 ou 6 aient réussi à se maintenir à leur poste. C'était peu, même avec les ju-reurs, pour organiser l'Eglise constitutionnelle. Aussi les vides res-tent-ils nombreux dans le clergé paroissial, malgré l’appoint des religieux, prêtres habitués, chanoines, aumôniers, professeurs, qui. d'ailleurs renforcent surtout les non-conformistes.

Comme on ne peut songer à avoir sans cesse recours aux élec-teurs, on revient insensiblement à la pratique de la nomination par l'évêque *, mieux acceptée des fidèles. Sur la demande du département, des districts et des municipalités, de Savine envoie des desservants temporaires qui, sous le nom de curé commis, ont les mêmes droits et les mêmes pouvoirs que les titulaires et reçoivent le même traitement. L'évêque toutefois y met peu de zèle : il attend la mise en demeure de l'administration et surtout la proposition d'un candidat. Mais, devant le manque de sujets et l’affluence toujours croissante des réfractaires, les cures légalement vacantes se multiplient et les vicaires deviennent de plus en plus rares. Pour

1. Arch. Ard. L 570. Lettre de Ville, le 7? novembre 1791, à l'assemblée administrative du Coiron pour demander autorisation de se faire remplacer à Aizac par un vicaire. Sur le refus de sa pétition, il donne sa démission. Arch. Ard. PE 651

2. Arch. Ard. L 570. Rapport de Delichères à l’assemblée administrative du Coiron le 16 octobre 1792.

3. On peut encore citer les démissions de Chivaille, chanoine de Figeac, élu à Vinezac ; de Laprade à Ruoms ; de Battandier à Annonay ; de Tourrette à Chassiers : de Bernard Duclaux à Valgorge ; de Roux à Pradons ; de Barruel au Teil ; etc...

4. Dans ce chiffre de 15 à 18, nous comptons 7 à 8 curés sur la situation desquels nous n'avons pas de renseignements précis à la fin de 1791. Il est très possible que plusieurs d’entre eux n'aient pas rejoint leurs paroisses où aient donné leur démission sans que nous en trouvions trace.

5. Arch. Ard. L 790 et L 902. Les assemblées électorales du Mézenc et du Tanargue en refusant deypour voir aux cures vacantes demandent que l'évêque dé-.

signe des curés commis.

donner satisfaction aux paysans qui tiennent à avoir deux messes, l'autorité diocésaine semble avoir permis le binage !, sans qu'on puisse affirmer si cette pratique fut dès lors généralisée.

Les administrateurs, inquiets des réclamations des municipalités, qui se plaignent d’être privées de prêtres, et convaincus de l’inutilité des vicaires épiscopaux, ? pressent de Savine de les utiliser pour le service paroissial. Mais les collaborateurs de l'évêque, qui ne se sentent ni goût ni aptitude pour ce genre de ministère, se dérobent, sous les prétextes les plus divers et parfois les plus humiliants. Bouzon fait étalage de la nullité de ses talents, pour se soustraire à une corvée fastidieuse. « Si j'avais pu imaginer, écrit-il à Gleizal, que jamais je fusse requis de desservir des cures, jamais je ne l'aurais embrassé (l'état ecclésiastique), parce que je ne jouis pas d’une bonne santé et que, d’ailleurs, je n’en suis pas capable » *. S'il a accepté sa nomination de vicaire épiscopal, c'est parce qu'il était sûr de trouver, dans ce poste, des collègues « assez complaisants et assez officieux qui suppléent ». Et il conclut : « je ne me déciderai jamais d'accepter des cures, par le seul motif de mon ineptie. »t

Pour compléter les cadres du clergé conformiste, l'évêque ne pouvait pas compter sur le recrutement normal du séminaire. Sur le conseil des Sulpiciens qui veillent à leur formation cléricale, les séminarisies se dispersent, au début de 1791, et, « malgré les démarches faites, les 16 qui restaient, il y a quelque temps », rentrent dans leurs familles après la prestation de serment de l’évéque. L'administration a beau expulser les directeurs 6 et mettre, à l'ordre du jour, ia réorganisation du séminaire diocésain, * il ne

1. cf) Lettre de la municipalité de Vallon da 18 octobre 1792 ; arch. Ard. L 902. cf) aussi la lettre du directoire au ministre, le 28 août 1792,pour demander si le prêtre qui bine a droit à un supplément de traitement. La réponse du ministre le 11 septembre est négative. Arch. nat. F 19 403.

2. Arch. Ard. L 570. Assemblée administrative du Coiron. Séance du 16 octobre 1792. Delichères demande leur réduction à 4. La Convention, Le 1° juillet 1793, acceptera cctte suggestion et décidera que les évêques seront tenus d’envoyer les vicaires épiscopaux desservir les paroisses privées de curés. cf) réimpression du Moniteur T. 17 p. 14.

3. Fonds Mazon. Chr. 18. Papiers Gleizal. Lettre de Bouzon à Gleizal le 3 septembre 1793.

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