‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 190 sur 396 · Fonds Mazon F · texte numérisé non relu

Fonds Mazon F

2. Léorat Picausel. Annales d'Annonay. Le même cri poursuit Guérir, euré des Salelles, lorsqu'il a prêté serment. Procès-verbal des commissaires Baissac et: Bellon. Fonds Mazon. Chr. 13.

3. Fonds Mazon. Chr. 13. Pétition des habitants de Prades en novembre 1791. Ù

4. Arch. nat. D III 14. Arrêté du directoire du ? novembre 1791.

jours prête à soutenir les fonctionnaires... son action ne peut être aussi continuelle que celle de la vénération qu'inspire un pasteur par une conduite soutenue qui respire la douceur,la bienveillance et l'oubli des injures preserit par la religion. et seseffets sont bien plus assurés sur les âmes que l'appareil de la force et de la contrainte ».! Dès lors le club, le district et le département ne daignent plus s'occuper de lui et l'abandonnent à son malheureux sort.

[en est ainsi presque partout. Aussi la plupart résident-ils le moins possible dans leur paroisse. Ils se réfugient à la ville voisine, d'où ils ne reviennent que le dimanche pour une messe rapide et peu fréquentée. [ls se retirent ensuite prestement, laissant le champ libre au réfractaire. Quoi d'étonnant que, dans cet abandon matériel et moral, l'intrus s'aigrisse de plus en plus! Quelle souffrance, d’ailleurs, ne doit pas être la sienne, si la foi n’est pas éteinte dans son âme ! On s'explique, en tout cas, que, bafoués, mal:renés, honnis de tous, quelques-uns glissent dans l'ivrognerie et le désordre et s'écartent, de plus en plus, des dogmes et de la morale catholique. La plupart abdiqueront, un certain nombre se marieront et quelques-uns comme Perbost, ? le curé évêque de St Marcel, négligeront même de faire baptiser leurs enfants *. L’apostasie et le mariage en feront des adversaires irréductibles de l'Eglise qui les a désavoués.

Toutes ces conséquences de la Constitution civile du clergé n'auront leurs effets que plus tard, mais, dès la fin de 1791, la distinction des deux Eglises est assez précise, pour que Savine puisse se plaindre ae ces demi-docteurs « qui ont cru pouvoir séparer,dans la plus importante des circonstances, le clergé de son chef ». t

A la même date, quelques catholiques, préoccupés des tristes conséquences de cette lutte violente entre réfractaires et intrus, ten-

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