Arch. Ard. L 264. Procès-verbal de Chabal et Daizac
2%, Edo ete, IE |
3. Arch. Ard. L 351. Lettre de Bournet au procureur général syndic du 29 novembre 1791. 3
4330 LA HÉVOLUTION DANS L'AKDÈCHE 1788-1795
4e recommande: Bournet et Sauvéplane, fais de façon que ces deux ‘bougres soient suspendus. » !
Le seul résultat de ces rivalités d'influence et de ces luttes de parti est d'accentuer la suspicion et la défiance, et de rendre, plus amalaisé, le rôle de l'administration, au momeut où elle se débat dans lés pires difficultés d'ordre fiscal et économique.
Jamais eucore la situation financière n’a été aussi critique. Les frais occasionnés par les camps: de Jalès, les expéditions militaires pour assurer l'ordre et la tranquillité, au moment des prestations de serment ou de l'installation des intrus, dépassent toutes les prévisions. Les dépenses ordinaires de la gestion administrative du département et des districts, de l’organisation judiciaire, justices de paix et tribunaux divers, d'abord fixées à 146.250 livres * montent, après rectification, à 269.159 “livres, le 30 septémbre 1791. * La liquidation des offices des deux sénéchaussées s'élève à 80.000 livres.# Les trailements et pensions ecclésiastiques ne sont pas loin d’atteindre 900.000 livres, au témoignage du procureur général syndic. ?
Et à ces dépenses générales, il faudrait ajouter les services passés à là charge de l'Etat et du département, 6 enseignement, charité, travaux, publics, frais de déplacement des électeurs, acquisition ou réparation d'immeubles 7... et surtout les dépenses locales que multiplient à l'envie les nouvelles municipalités. Partout, ce ne sont qu'emprunts variés pour travaux urgents, création de greniers d'abondance, achat d'armes et de munitions... $ augmentalion des gages du secrétaire, du maître d'école, * du valet de ville. Les ressources ordinaires ne sauraient suffire à toutes ces demandes d'argent. Le directoire, à chaque instant, se plaint des envois insuffisants de la trésorerie pendant que les fonctionnaires,