Discours de Boissy d’Anglas du 16 novembre 1791. p
3. Arch. Ard. L 123 procès-verbal du directoire du 7 mars 1792.
4. Arch. Ard, . L 109. Le Mézenc sur 683.681 1. n’ä encore versé, le 17 octobre 1792, que 269.086 livres. Cf) L 736.
- 56. Arch. nat. D vi 58. — Adresse du 2 décembre 1791 du conseil général d'administration du département de l'Ardèche. impr. à Privas, in-4. 6 p. chez Guillet cf) aussi procès-verbal du directoire du 26 septembre 1791, L 122 et divers rapports sur les dommages causés par les inondations. Arch. Ard. L 934.
6. Arch. Ard. L 123. Procès-verbal du 27 janvier 1792. 7. Arch. Ard. L 124. Procès-verbal du 11 mai 1792.
; 8. Délibération du Coiron du 2 octobre 1791. Arch. nat. D vi 58. Demandes diverses de secours. Arch. Ard. L 283.
De plus, par suite dela mévente, le cultivateur ne peut plus compter sur le salaire d'appoint que lui fournissaient les petites industries familiales. Soieries, lainages, cotonnades, papeteries et {an+ neries ont perdu la plupart deleurs débouchés. Le commerce avec Jæ Suisse, l'Espagne, l'Allemagne, les Echelles du Lévant est dans Je marasme et le marché local est insignifiant. L'ouvrier et le. petit artisan ne trouvent plus de travail ou sont contraints d’a:cepler un salaire de famine qui ne leur permet pas, avec la chérté croissante des denrées, de pourvoir à la subsistance de leur famille, Le département a beau offrir des subventions ! aux industriels qui créeront des manufactures pour combattre le chômage et atténuer la misère des petites gens, personne n'ose se lancer dans de vastes entrepri+ ses. Les capitaux manquent, les exportations sont arrêtées et sur“ tout l’avenirest trop. incertain.
Devant l'alarme causée par la: crainte de la disette, le département, malgré son hostilité à toute intervention de l'autorité dans les opérations commerciales ?, est obligé de donner un avis favorable aux villes qui demandent à contracter des emprunts pour constituer des greniers d'abondance. Dès le mois de septembre 1791, Aubenas consacre 10.000 livres à l'achat de 400 setiers de seigle et 200 de troment #, qu'elle revend à perte aux citoyens les plus déshérités. St Marcel d'Ardèche, les Vans*et bientôt les moindres bourgs voudront suivre l'exemple d'Aubenas etle résultat sera de raréfier un peu plus ia marchandise, d'en élever le prix et de créer d’insurmontables difficultés à la liberté du commerce.
Ces difficultés augmentent encore avec la diffusion destlassi: gnats. Plutôt que de céder ses denrées à un bon prix, payable en monnaie fiduciaire, le paysan préfère dissimuler ses grains et les garder, en prévision de l'avenir. ; Les boulangers, à leur tour,'né consentent à livrer du pain qu'en échange de numéraire ÿ. Les municipalités doivent intervenir. Celle de Joyeuse, constatant la dé:
1. Arch. Ard. L 107. Séance du 24 novembre 1791 de la 2me assemblée ad-
ministrative du département qui offre une prime de 1500 livres à celui qui établira une manufacture de gants.