Arch. Ard.L
4. Arch. Ard. L 665. Le 13 octobre 1792, le département avait déjà reçu 35 683 1.13 1 d. de cette monnaie. cf) L 109 séance de l’assemblée administrative du 6 décembre 1792,
5. Cf) Rostaing p. 261. En septembre 1792, Annonay émet des mandats d'un sol € pour la facilité et le soulagement ds pauvres. » cf) le journal le Pacificateur n° 10-4 septembre 1792. B. A.
6. Cf) procès verbaux du directoire du 27 mars,6 avril, 13 mai, 26 juillet 1792. Arch. Ard. L 124 125.
1Brch. Ard,- 1380.
les falsifications ne sont pas rares et la difficulté de vérifier l'authencité de ces divers mandats gêne la diffusion de ne nouveau numéraire.
L'Assemblée législative s'inquiète de ces abus qui menacent de submerger son monopole monétaire. A la séance du 28 mars 17921, elle interdit toute nouvelle émission et, pour satisfaire à tous les besoins du trafic, elle répand avec profusion les petits assignats de 10 et 15 sols. Du 11 octobre au 25 novembre 1792, Ardèche en recoit pour près de 606.000 livres 2. Le 7 novembre 1792, la Convention ordonne le retrait de ces billets de confiance avant le 1‘ janvier 1793 et désormais, malgré la prorogation de cette mesure * jusqu'au 1‘ juillet, personne ne voulant plus les accepter, ils subissent des pertes sévères f.
L'assignat deviendra de plus en plus suspect et le prix des marchandises s'élèétera rapidement, pour compenser la perte toujours croissante de celte monnaie déprécite. À Joveuse, en janvier 1792, le selier de blé vaut 23 livres en argent et 28 en assignats ; il en vaudra plus de 55 au début de 1793. La livre de pain qui coûtait 5 sols en 1791 est taxée à 5 sols en juin 1792, à 6 en octobre et à 8 en avril 1793. Tout le monde le déplore sans qu'aucune mesure ne: produise Ja plus légère atténualion. Les récriminations sont surtout violentes dans les villes, de la part des ouvriers et artisans, aux gains modiques et incertains. Des troubles sérieux éclatent à Vernoux, en novembre 1791, et à St Martin de Valamas, le mois sui-
ant °.
Les aumônes et les distributions de blé, qu'un usage immémorial faisait considérer comme un droit à Lavoulte, aux Chambons, à Bonneloy, à Mazan, ont cessé avec la nationalisation et la vente des biens grevés d'une hypothèque de charité. C’est en vain que les districts et les paroisses en réclament le maintien pour conjurer