‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 219 sur 396 · Réimpr. du Moniteur T 14 p. 421 et · texte numérisé non relu

Réimpr. du Moniteur T 14 p. 421 et

4. CP) lettie de Puaux de Vallon à Boissy d'Anglas le 10 janvier 1793. Arch. nat. F. 7 4606.

5. Fonds Mazon F 12. Délibérations municipales de Joyeuse, 1792 et 1793. cf) aussi. Arch Ard. L 570. Procès-verbal du Coiron du 16 octobre 1792. Cf) encore Aulard, Recueil des actes du C=aité.de Salut T I p- 109-110 Rapport de. Gleizal du mois de mai 1793.

6. Arch. Ard. L 122-123. Procés-verbaux du Directoire le 24 nov. 1791 et le 7 Janvier 1792.

la disette !, Les municipalités ne peuvent même plus assurer un fonctionnement régulier de leurs hôpitaux, encore moins venir au secours des indigents.

Les « malveillants » ont beau jeu pour établir des comparaisons tendancieuses avec le bon vieux temps. Ils profitent de ce qu’ « une misère affreuse a attiédi le patriotisme », ? pour déconsidérer le nouveau régime aux yeux des petites gens, pour exciter leurs colères et attiser leurs haines contre les partisans de la Révolution, qu'ils rendent responsables de l'état lamentable du pays. C’est ainsi que, peu à peu, ouvriers * et artisans, inquiets pour leur pain quotidien, viennent renforcer avec les catholiques, exaspérés des brimades religieuses, l'armée des aigris et des mécontents.

Dans les premiers mois de l'année 1792, la situation devient crilique. Partout on signale des assemblées de gens suspects qui « bercent le peuple d'évènements prochains ». t Pellet, Perrochon, Fontanieu «inondent la région d'écrits contre la Constitution, qui servent de boussole à tous les curés. » ? À Chambonas, le prieur, Claude Allier, prêche ouvertement la contre-révolution.Le 2 février, du haut de la chaire, il déclare qu'il n'y a «€ personne de bon sens, dans toute la France, qui ne désire que l’ancien régime ne reprenne sa vigueur. » 5 Aux Vans, «les femmes fanatisées des villages voisins parcourent les rues en chantant les chansons les plus inconstitutionnelles. » 7. À Brahic, les patriotes sont insultés et des prolestants, qui ne se sentent plus en sécurité, abandonnent leurs. foyers. $ À Gravières, la population entière oppose une résistance

1. Arch. Ard, L 860. Procès verbal du Tanargue le 9 nov. 1791. Cf) aussi L 108 procès-verbal du conseil général du département du 6 nov. 1792. :

2, Discours âe Ménard, député du Gard, à la séance du 12 mars 1792, d’après arch. parlem. T 39 p 616.

3. Arch. nat. F 7 3652 1. Le département signale, le 6 février 1792, que les ouvriers se coalisent pour demander des augmentations de salaire et que les aristocrates les encouragent dans leurs exigences.

4) Lettre de Corenfustier au directoire du 24 décembre 1791. Fonds Mazon Cle13

5. Arch. nat. F 7 3652 1. Rapport du colonél Durand du 30 janvier 1792.

Page 1