‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 231 sur 396 · Lettre de St Martin à L. Th. Chomel du 9 mai · texte numérisé non relu

Lettre de St Martin à L. Th. Chomel du 9 mai

7. Arch. nat, D nt 14. En novembre 1792, la société populaire de Bourg-St- Andéol intervient en faveur des inculpés et demande une amnistie pour 14 ci-

sont outrés, moins peut-être de l'impunité des coupables, que du parti pris de l'administration de rejeter sur ceux quien ont pâti la responsabilité des forfaits de la Jacquerie. Et, ainsi, cette secousse violente, sielle a pour résultat immédiat de retarder l'explosion du mouvement que préparaient les contre-révolutionnaires, achève par la colère, le dépit et l'exaspération qu'elle provoque, de la rendre inévitable.

Dès le mois d'avril, les circonstances paraissent favorables aux aristocrates. À peine les troubles de la Jacquerie sont-ils apaisés que la dislocation des troupes s'opère. Les gardes nationales rentrent dans leurs villages, où les appellent les travaux du printemps, et les menaces de guerre drainent vite toutes les autres forces disponibles vers les frontières ?. La garnison qui avait occupé le chàteau de Bannes, à la fin mars *, est réduite, quelques semaines plus tard, à ane seule compagnie ; Berrias est évacué, les Vans ne conserve qu'un détachement insignifiant aïnsi que Villeneuve, Privas, Joyeuse et Largentière. Le district du Mézenc possède bien quelques compagnies de recrues du 38° régiment d'infanterie, mais elles sont dispersées à Annonay, à Tournon, au Cheylard, à StAgrève, très éloignées les unes des autres, sans aucune liaison etincapables d'offrir le moindre secours immédiat !.

La déclaration de guerre « au roi de Hongrie et de Bohème », le 20 avril, est grosse de conséquences pour l'avenir. Sielle inquiètepeu les patriotes, elle renforce la confiance des contre-révolutionpaires qui prévoient une invasion imminente des armées élrangères. Malgré les échecs antérieurs, malgré tous les déboires que leur a valus leur lutte contre le nouveau régime, ils jugeraient criminel de laisser échapper une chance aussi inespérée de succès.

Cette fois, d’ailleurs, les conjurés ne commettent pas la faute de masser des troupes sans chef ni objectif. La dure leçon des deux premiers camps de Jalès a porté ses fruits. À la mort de Malbose, c’est le prieur Claude Allier qui est devenu l'âme du comité. Il a

toyens de cette ville et l: femme de l’un d’eux qui ont été impliqués dans les poursuites. La société plaide la bonne foi des accusés et fait remarquer qu'ils ne se sont attaqués qu’à des aristocrales notoires.

1. Arch. Ard. L 318. Lettre du 4 avril 1792 des commissaires du département au directoire du Coiron.

2. Cf) conjuration de Saillans, pièce justificative n° 52. € Les troupes de ligne sont sur les frontières, l'intérieur en est dépourvu ».

3. Arch. Ard. L 318. Lettre d'Albignac au directoire du 30 mars 1792.

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