‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 243 sur 396 · Réimpr. du Moniteur T. 13 p. 361 et · texte numérisé non relu

Réimpr. du Moniteur T. 13 p. 361 et

3. Adresse publiée par le Pacificateur dans son n°6 du 25 août.

4. Nous n'avons pas retrouvé un seul procès-verbal d'assemblée primaire.

5. Cf) exposé de la conduite des membres du directoire, discours de Lespiaasse da 12 o:tobre 1793, 15 p. imprimerie Guillet. Privas in-4. F. V.

Un ! qui trouve troptimides et trop tièdes les électeurs de Privas, groupés autour de Defrances, son ancien collègue aux Etats-Généraux, les délégués sont en grande majorité des patriotes éprouvés, acceptant le fait accompli, mais ennemis de toute aventure et convaincus que la Révolution est terminée. C’est l'opinion même du groupe des ardents démocrates de 17S9 qui, jusqu'alors, sont allés de l’avantavec Delichères, Pourret et Sabathier.

L'assemblée électorale se réunit à Annonay du 2 au 9 septembre ?. Le 6, elle envoie son adhésion aux évènements du 10 août et à toutes les mesures décrétées depuis par l'Assemblé législative mais elle ne manifeste aucun désir de voir poursuivre les réformes sociales et économiques. Le décret du 25 août, exigeant la production du titre primordial pour le paiement des droits féodaux, a donné satisfaction aux dernières revendications des paysans. Quant aux bourgeois, dontheaucoup se trouvaient lésés par cette nouvelle disposition,* s'ils n'osent guère 1écriminer, ils sentent la nécessité de freiner désormais le mouvement réformateur.

L'assemblée ne fait aucune allusion à la situation du roi, mais elle ne prononce pas un mot contre la monarchie. Elle ne formule aucune opinion sur la forme à donner au nouveau gouvernement. Le 8 septembre, elle refuse de prendre en considération une lettre de la société des Amis de ia Constitution de Nîmes, tendant à limiter les pouvoirs des députés à la Convention nationale #. Pour n'avoir pas à prendre parti dans des questions qu’elle connaît mal, qui l'inquiètent et la troublent, elle entend laisser toute liberté à ses représentants de se décider suivant les circonstances.

Les opérations électorales n’excitent pas davantage les passions politiques. Un seul incident ÿ vient rompre la monotonie des scrutins. Lors du dépouillement des votes pour l'élection du premier député, le 4 septembre, on trouve un bulletin au nom du comte d'Artois. Aussitôt des cris de colère et d'indignation s'élèvent de tous les coins de la salle contre « le traître, le parjure qui a osé ainsi compromeltre les principes de l'assemblée et profaner le scrutin, en y mêlant le nom d'un ennemi de la patrie ».

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