Lettre à nos commettants
‘3. Lettre de St Martin à Th. Chomel du 13 novembre.
4. Lettre à nos commettants. Cf) aussi le décret rendu contre Philippe Egalité le 16 décembre et rapporté le 19 du même mois. Réimpression du Moniteur
T. 14. p. 768 et 79,6.
belles affreux dirigés contre nous... », (de cette tourbe d’intrigants et de factieux qui nous entourent. !....» (Garilhe proteste contre ces € charlatans en patriotisme » qui Ctrompent le peuple pour lui ravir ses droits... Je vois, derrière le rideau,un Cromwell qui prépare à ma patrie le sort qu'éprouva l'Angleterre après la mort de Charles Stuart. ? » Chacun fait sienne la conclusion de St Martin qu’«une force armée, prise dans chaque département, est indispensable pour assurer notre indépendance et la parfaite liberté de nos opinions.» *
C'est ainsi que tous les députés de l'Ardèche, sans s'identifier aux Girondins, les appuient énergiquement dans leur lutte contre la Montagne, lutte aux alternatives diverses, mais qui remonte aux premiers jours de la Convention et dont le procès du roi n’a été que: l'épisode le plus significatif.
Sur ce terrain, l'accord est complet avec leurs compatriotes. Le département, les districts, les municipalités, les clubs, en de nombreusés adresses, assurent la Convention de leur fidélité et de leur dévoûment, mais la supplient d'imposer silence aux factieux et de punir les instigateurs des odieux massacres de septembre.
Le couplet contre Marat, l'«agitateur et non l'ami du peuple»!, et ses complices qui siègent sur les bancs de la Montagne, contre les propagateurs de l'anarchie et du désordre, devient le lieu commun que reprennent en chœur tous les discours et toutes les délibérations. « Comment, en effet, s'écrie Pourret, le 11 novembre, à Annonay, la Convention nationale pourrait-elle nous donner une constitution, si le Maratisme continuait ses ravages ? Comment faire des lois douces et modérées au sein du meurtre et dela terreur ?5°»
Dans une lettre du 16 décembre 1792, la société des Amis de la liberté et de l'égalité d’Annonay déclare aux Jacobins de Paris qu'elle « n’a pu voir sans étonnement que des opinions atrocement perfides avaient été publiées par quelques-uns de vos membres... Ne souffrez plus parmi vous ces motionnaires convulsifs qui ternissent votre gloire... Nous vous les dénoncçcons comme des ennemis mille fois plus dangereux que les satellites d’outre-Rhin..….. » 6 Le
1. Lettres de St Prix à Caroline des 12 novembre et 3 décembre 1792.
2. Garilhe. Son discours sur la peine à infliger à Louis XVI. Paris, imp. nat. sd in-0.19-p, Hi.