‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 255 sur 396 · Lettre de St Martin à Th. Chomel du 10 octobre · texte numérisé non relu

Lettre de St Martin à Th. Chomel du 10 octobre

4. Procès-verbal de la société populaire d’Annonay du 28 octobre 1792.

5. Le Pacificateur, n° 39, du 15 novembre. Discours de Pourret à la fête civique d’Annonaÿ, le 11 novembre.

6. Adresse du 16 décembre 1792 aux Jacobins de Paris. Rostaing p. 189-190.

Pacificateur, de son côté, attaque sans ménagement Marat et Robespierre et fait l'apologie de Roland. ! Dès le 16 octobre 1792, l’ardent patriote Chomel envisage l'opportunité de faire nommer par les assemblées électorales de nouveaux députés qui, pour pouvoir délibérer librement, siègeraient en dehors de Paris. ?

Le département, depuis plusieurs semaines, ne cesse d'offrir des troupes à la Convention. Le 5 janvier 1795, après avoir flétri la tyrannie qui « se reproduit sous une nouvelle forme et bien plus dangereuse, » il ajoute : « Les factieux remplissent les tribunes ; ils entreprennent de vous dicter des lois... Parlez, législateurs, êtesvous libres ? Courezi-vous quelque danger ? Si telle est votre position, un bataillon de 800 hommes de ce département est prêt ; il vole vers vous, il n’altend que vos ordres... Différer votre réponse serait le signal de la marche... » ?

La Convention n'ose pas accepler ces concours compromettants, dont l'offre réitérée finit par exaspérer les Montagnards sans fortifier la situation des Girondins. Déjà, la Commune leur reproche avec aigreur de vouloir réduire Paris à un quatre-vingt troisième d'influence, et les accusations de fédéralisme se précisent contre leurs partisans.

Enhardis par lirrésolution de leurs adversaires et soutenus par la populace, les Jacobins parlent et agissent en souverains. Une foule d’écrits et de journaux incendiaires s’acharnent contre les députés les plus marquants. Marat, sous prétexte d’accaparement, pousse au crime et au pillage et provoque à « l'assassinat des propriétaires, en cas de résistance 4 ». La commune de Paris dénonce Roland et ses amis aux fureurs populaires et l'oblige à donner sa démission. Elle a réussi, écrit St Martin, le 24 janvier, € à faire nommer un nouveau Comité de surveillance, entièrement composé de sa clique ÿ ».

Les députés de l'Ardèche sont découragés. Ils n’ont plus foi dans leur mission. Ils sont écœurés de ce qu'ils voient et de ce qu'ils entendent. Ils soupirent après le moment où il leur sera donné « de quitter, pour toujours, le séjour de la plus profonde corruption où

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