‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 257 sur 396 · Manuserit de Delichères p · texte numérisé non relu

Manuserit de Delichères p

3. Montgolfier, le 20 septembre 1792, déclare qu'il ne peut faire partie du directoire. Arch. Ard. L198. Sabathier, le 1°" janvier, opte pour le poste de juge de paix et Darnaud, le même jour. allègue des raisons de santé pour ne pas étre appelé au directoire Arch. Ard. L109.

4. Arch. Ard. L126. Procès-verbal du directoire du 8 février 1793.

5. Cf) procès-verbaux de la société populaire d'Annonay, au début de 1793, cités par Rostaing.

6. C{) procès-verbaux du directoire. Arch. Ard. L125 et L126. Lettre de Grollier du 7 novembre 1792 publiée dans la Revue du Vivarais du 15 janvier 1905 par R. Tartary. Cf) aussi arch. nat. F 7 4606 diverses lettres adressées à Boissy d'Anglas par Puaux de Vallon, le 10 janvier 1793, par Thoulouze de Joyeuse, le 13 janvier, par Terras de Tournon, le 8 février 1793, qui toutes constatent la parfaite tranquillité du pays. en

7: Arch. parlementaires T. 57p. 598. Lettre du procureur général syndic de l'Ardèche du 8 janvier 1793, lue à la Convention à la séance du 23 janvier.

ment tout retour en arrière, a eu pour résultat de décider, sinon le peuple, du moins la petite bourgeoisie, les clubs, les patriotes et les autorités constituées à faire acte d'adhésion explicite à la république. Les aristocrates, eux-mêmes, se gardent bien de manifester leur hostilité. |

S'il est quelques irréconciliables comme Perrochon, le chevalier de Melon et les frères Allier, ils se sont réfugiés, sous des noms d'emprunt, dans la montagne ou dans les villes, attendant l'occasion favorable pour reprendre la lutte. Les autres se terrent et ne font plus parler d'eux devuis l'affaire de Saillans. Les patriotes, les jugeant résignés, semblent les ignorer et ne les traitent plus en ennemis. |

Au début de 1793, Delichères, lui-même, fait délivrer des certificats de civisme « à tous ceux à qui la loi en prescrivait le besoin, quoique la presque totalité fussent accusés d'aristocratie ou de fanatisme »!. Un certain nombre, d'ailleurs, subissent l’attraction du parti vainqueur, s’accommodent de la situation, se font inscrire au club et, sans transition, quelques-uns vont ostensiblement rejoindre les patriotes les plus exubérants, par désir de tranquillité et par intérêt beaucoup plus que par conviction ?. Les plus compromis, qui ne peuvent espérer égarer l'opinion par une conversion trop opportune pour être sincère, réussissent à se faire oublier et, à part de rares exceptions, seuls, quelques jeunes étourdis vont, au delà des frontières,renforcer la petite armée de Condé.

Le plupart des émigrés, d’ailleurs, savent jouer de l'influence de leurs amis ou de leurs agents pour acheter la complicité des autorités locales. Déjà, le 16 octobre 1792, le Coiron constate que « les. considérations d'amitié et peut-être des inquiétudes pusillanimes sur le succès de nos armes arrêtent les dénonciations des municipalités ». 3

Souvent ies districts et le département ne sont pas dupes', mais,

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